E.com-le Congrès en direct - 23/24/25 septembre
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Animés par Eric Brunet

Jeudi 25 septembre 2008

ATELIER J : Quelles réponses globales pour la rénovation thermique ?
- François PELEGRIN, Architecte, UNSFA
- Antoine THUILLIER, Responsable Coordinateur du projet MITECH - TBC

La rénovation thermique des bâtiments anciens et très énergivores ne peut pas passer uniquement par un traitement ponctuel de certains postes indépendamment les uns des autres (menuiseries, chaudières,murs ,toiture , ventilation ,…). Si l’on souhaite atteindre un niveau de basse consommation , il est indispensable de mettre en place une rénovation globale considérant l’ensemble des postes de déperditions.

François Pelegrin , Architecte UNSFA et Antoine Thuillier , responsable de recherche et coordinateur du projet ont présenté un projet de recherche financé par la Fondation Bâtiment Energie .
Le projet MITECH vise la rénovation thermique et architecturale des maisons individuelles construites entre1945 et 1975 Le concept original consiste en une rénovation réalisée entièrement par l’extérieur qui permette de ne pas toucher au cadre de vie interne des occupants qui resteront sur place lors des travaux. L’objectif est de passer de la classe F à la classe B en une seule opération.
les bouquets de travaux développés sont modulables , compatibles entre eux et dans le temps et comprend : l’isolation thermique par l’extérieur, le changement des baies , la ventilation double flux, l’isolation de toiture, les équipements énergétiques et les systèmes solaires .

L’innovation principale du service MITECH consistera en la bonne gestion du chantier et en une optimisation de l’intervention des différents corps de métier, la bonne gestion des interfaces. Une réflexion est en cours sur les possibilités de mutualisation et de synergies des interventions afin de réduire le nombre d’intervenants, la durée et le coût du chantier.

Plus que technique, le défi relevé est organisationnel et économique.

Un exemple de réalisation en cours a été présenté, avec plusieurs choix architecturaux illustrés par un film en trois dimensions, avec un budget de 43000 Euros pour 110 m2 , qui devrait amener une économie annuelle de 1900 Euros de chauffage et un retour sur investissement de 20 ans .

Le débat a porté sur les outils d’aide au choix, l’offre des matériaux ,l’organisation de la filière , les performances attendues , l’architecture , les aspects socio économiques et financiers , l’extension possible du concept au bâtiment collectif, la possibilité d’utiliser les crédits d’impôts et le nouveau prêt « vert » .
La question de la garantie des performances a été posée , la réponse passant par la certification.

ATELIER K : Quelle est la place des dispositifs de sécurité dans les projets d’aménagement et d’urbanisme ?
- Michel LE CALLOC’H, Directeur de la sécurité et de la prévention – Ville de Lyon
- Michel GUYOT – OPH du RHONE

Une commission pluridisciplinaire au service de la sécurité des aménagements et des constructions
La ville de Lyon représenté par Monsieur Michel Le Calloc’h de la direction de la sécurité et de la prévention de la ville de Lyon et Monsieur Michel Guyot directeur territoriale de l’ OPH du Rhône explique la démarche mise en place sur Lyon : En 1998 le Contrat Local de Sécurité de la ville de Lyon inscrit dans ses objectifs l’importance de la sécurisation des espaces et équipements publics dans un souci de réduction des faits de délinquance et d’améliorer le sentiment d’insécurité. En 2002 un arrêté municipal crée la 3CPS Commission Consultative Communale de prévention situationnelle
.Ce lieu de concertation pluridisciplinaire, arbitre sur les composantes des projets
Cette commission met a disposition des acteurs un document méthodologique en 3 Phases (diagnostic, définition de stratégie, suivi des mesures) La méthode s’appuie sur les principes et objectifs suivants :-les acteurs de la construction et de l’aménagement sont des acteurs de la sécurité – Tout projet de construction ou d’aménagement a des effets sur la sécurité publique.
-Le projet doit contribuer à une amélioration de l’insécurité et ne pas provoquer de demande anormale de l’intervention policière .L’objectif visé sera de rendre le projet moins vulnérable en dissuadant le «passage à l’acte» lui assurer une pérennité et un fonctionnement durable.
-les débats : Le représentant de la CGL des Hauts de seine évoque les enjeux suite a la réelle transformation subie par les quartiers dans le cadre des démolitions –reconstructions en renouvellement urbain. La sécurité reste un concept subjectif, il s’avère difficile de traiter la sécurité sans le concours des habitants. La sécurité est une demande publique prioritaire des habitants qui pourrait rendre de la crédibilité à l’action publique .A propose des halls d’immeuble, l’OPH de Nancy évoque la chaîne de la sécurité ou chaque partenaire doit remplir sa mission.Cette chaîne fonctionne sur la base de la confiance entre tous les partenaires
Pour l’ OPH du Rhône le règlement intérieur constitue un élément clé pour construire et contractualiser les relations avec les locataires qui prennent part à la contribution de leur propre sécurité par le respect du règlement.La DHUP confirme l’importance de ce partenariat car c’est l’ensemble des mesures qui construira la sécurité attendue.

ATELIER L : Diagnostic de performance énergétiques : quelles perspectives ?
- Marie CHEHENSSE, Responsable Thermique – OSICA
- Bakari COLY, Responsable des Fluides – OSICA
- Bernard SESOLIS, Directeur – TRIBU ENERGIE

Voilà plus d’un an que le diagnostic énergétique de performance (DPE) à la location a été mis en place. Au-delà de la réponse à l’obligation réglementaire, certains bailleurs ont saisi cette opportunité pour créer une base de données énergétiques et/ou techniques. Tel est le cas d’OSICA. Comme l’a précisé Marie Chehensse d’OSICA, en plus d’obtenir une cartographie énergétique de leur patrimoine, les éléments techniques recueillis vont permettre à l’organisme de définir les marges de progrès possibles sur les immeubles les plus fortement consommateurs. Pour mener à bien cette mission, le bailleur social a souhaité mettre en place une démarche « industrialisant » son élaboration tout en rationalisant son coût au logement. Les DPE ont été réalisés au bâtiment. Afin d’avoir une analyse homogène des bâtiments chauffés collectivement et individuellement, de gommer la part comportementale, la méthode par le calcul conventionnel a été privilégiée. Pour autant compte tenu des limites du DPE, Coly Bakary d’OSICA a souligné la nécessité pour le bailleur de s’impliquer fortement dans son élaboration afin d’en augmenter sa fiabilité tant sur la phase amont de recensement des données que sur la phase aval de validation de la cohérence des chiffres. Chaque bâtiment a été visité. Des contrôles par thermographie infrarouge ont eu lieu afin de déterminer la présence d’isolant. Des marges d’erreur sur la fiabilité des données entrées ont été calculées. Les étiquettes énergies obtenues ont été confrontées aux consommations réelles. Compte tenu de l’investissement interne du bailleur, le prix d’achat du DPE à un diagnostiqueur est donc tout relatif.
Selon Bernard Sesolis de Tribu Energie, le diagnostic de performance énergétique est avant tout un outil qui permet de comparer la performance énergétique de deux logements. Ce n’est en aucun cas un audit énergétique. Il donne des tendances qui requièrent ensuite une analyse plus fine et qui prépare le décideur pour aller plus loin avec un professionnel (architecte, bureau d’études, installateur, entreprise). Le dispositif n’est donc pas parfait et des marges d’erreurs existent. Outre la complexité des textes réglementaires, tous les cas n’ont pas été traités (cas des bâtiments mixtes par exemple). Qui plus est, il semble nécessaire de rendre cohérent la méthode de calcul du DPE et celle utilisée dans la réglementation thermique globale sur l’existant.
Quant aux perspectives d’évolution du DPE, la durée de validité des nouveaux DPE pourrait être réduite à 5 ans. Mais cela reste à être confirmé…