Cap Hlm 01.03.2016

Cap Hlm, un projet collectif au service de la société française

Les Hlm sont un acteur de long terme. Il est important d’identifier les mutations à l’œuvre, de comprendre ce que la société attend du monde Hlm afin de retrouver une dimension programmatique. Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l'habitat, explique cette démarche.

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Qu’est-ce que Cap Hlm ?

C’est une démarche, une fabrique collective dont l’objectif, pour faire simple, est d’adapter notre projet aux attentes de la société française, et de le partager avec le plus grand nombre. Nous logeons 11 millions de nos concitoyens. C’est très important, il faut partager avec eux nos ambitions, et nos propositions. Ils peuvent être eux aussi les promoteurs du logement social.

Pourquoi maintenant ?

C’est le bon moment. Le Mouvement Hlm a engagé depuis plusieurs congrès une réflexion de fond sur ses missions et sur l’adaptation de ses ambitions aux évolutions de la société. À Lyon, nous avons posé la question des loyers et de la paupérisation des occupants et des demandeurs. À Montpellier, nous avons examiné collectivement les transitions à l’œuvre. Nous devons exprimer notre projet à l’aune de ces travaux, de la réalité des situations, des demandes parfois contradictoires ou ambiguës auxquelles les organismes sont confrontés sur le terrain.

L’élection présidentielle de 2017 est pour nous l’occasion de porter dans le débat public nos ambitions, mais aussi les conditions de notre réussite. Pour autant, si cette échéance politique est un événement important, je ne souhaite pas qu’elle  constitue l’alpha et l’oméga de notre agenda professionnel. Notre ambition est plus large. Il s’agit de rendre le sens de notre action plus accessible, plus intelligible pour les personnes - grand public, locataires, élus locaux, administration, médias - qui pensent que le logement social est un univers d’experts, de spécialistes et, pour certains d’entre eux, corporatistes.

Nous sommes un mouvement social qui a toute sa place dans la société, au service des citoyens, et qui a tout simplement des choses à dire, une expertise, et des réponses concrètes à apporter.

J’ajoute que nous n’entendons pas abandonner à d’autres, plus ou moins bien intentionnés, la conduite de notre destin. À 18 mois des élections présidentielles, l’Union sociale pour l’habitat et le Mouvement Hlm doivent être présents, actifs et sortir de postures, nécessaires, mais insuffisantes, perçues comme de "défense" ou d’"accompagnement". Il s’agit d’inverser le flux et de retrouver une dimension programmatique pour faire des Hlm une force de propositions porteuse de valeurs à l’égard d’une société qui elle-même peine à définir un projet collectif.

Quelle est l’originalité de ce dispositif ?

Elle tient dans le postulat de départ, qui consiste à faire travailler le Mouvement Hlm à partir de sa dimension d’utilité sociale, en donnant la parole à différentes parties prenantes. En d’autres termes, il s’agit de déterminer ce que la société attend du Mouvement Hlm aujourd’hui ou dans un proche avenir. Et c’est en partant de ces attentes ou questions que le Mouvement Hlm formulera des propositions, des perspectives "métiers", dans son champ de valeurs pour démontrer et afficher sa pertinence par un récit positif. C’est cette utilité sociale qui lui permettra de poser la question des "clefs de la réussite" dont il a besoin et de définir sa propre "feuille de route".

Comment les organismes Hlm vont-ils participer ?

Je souhaite que les organismes soient au cœur du dispositif. Ce sont eux qui ont la connaissance, les compétences pour rendre ce projet collectif le plus en prise possible avec les attentes de la société. Il leur sera proposé de participer aux commissions et aux groupes de travail dédiés au projet Cap Hlm, de faire état de leurs points de vue sur une plateforme Internet qui sera mise en service très prochainement. Je me rendrai moi-même, au cours du premier semestre, dans chacune des nouvelles régions pour rencontrer les organismes sur leurs territoires. Enfin le congrès de Nantes, fin septembre, sera l’occasion d’un "grand débat" autour de ces propositions.

Et après ?

Nous ne nous arrêterons pas là, il ne doit pas s’agir d’un "simple" travail programmatique. Je souhaite que nos propositions soient non seulement portées dans le débat public des présidentielles, mais également au plus près de décideurs locaux et de nos partenaires. Et que notre Mouvement fasse de leur mise en œuvre sa priorité. C’est donc aussi la feuille de route de notre Mouvement que nous allons définir collectivement. C’est une tâche passionnante qui nous attend. 

 

Jean-Louis Dumont
Président de l'Union sociale pour l'habitat

 

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