Recherche 14.01.2015

La coopération acteurs-chercheurs à l’honneur en Rhône-Alpes

La journée "Quoi de neuf chercheurs en Rhône Alpes ?", organisée par l’ARRA-Habitat le 17 décembre 2014 s’inscrit dans un processus de systématisation de la collaboration entre acteurs et chercheurs nécessaire au développement de la réflexion sur le logement social.

Bien qu’impulsée au niveau national, la collaboration entre acteurs chercheurs doit entrer dans une phase de régionalisation qui vise à inscrire ces collaborations dans des problématiques territorialisées.

L’organisation d’événements formels (journées d’étude, ateliers portant sur le logement social dans les universités, conférences, etc.) doit permettre à ces coopérations entre acteurs et chercheurs de sortir des pratiques occasionnelles pour devenir un réflexe. Ce qui est ici visé, c’est la systématisation des relations entre acteurs et chercheurs.

Cette première journée, organisée dans le cadre du réseau régional des Acteurs de l’habitat en Rhône-Alpes (ARRA-Habitat), avait pour vocation d’offrir un espace de rencontre entre acteurs locaux de l’habitat et membres de laboratoires universitaires de Saint-Etienne, Lyon et Grenoble pour qu’ils présentent certains axes de recherche. Ces présentations ont été suivies de témoignages sur les possibilités pratiques de coopération, ici la CIFRE.

Le foisonnement de l’offre de recherches sur l’habitat et l’environnement urbain

La journée était une invitation à sortir du cadre, en réintégrant le logement social à l’objet plus général de l’environnement urbain et de l’habitat, et en soulignant les bénéfices dont les acteurs pourraient profiter en considérant les problématiques du logement social à une échelle différente.

Autre fait saillant amené par les présentations des différents laboratoires de la région, celui d’un nombre élevé de travaux de recherche, et ce dans des disciplines aussi variées que l’architecture, la sociologie, la géographie, l’économie et bien d’autres.

Cette vigueur de la recherche a suscité nombre de questions. Quels sont les points d’accès pour un acteur ? De manière pratique, comment s’orienter dans ce foisonnement ? Des éléments de réponse ont été apportés, notamment à travers la présentation du Laboratoire d’excellence, intelligence des mondes urbains qui fédère 500 chercheurs (LABEX IMU). Son service dédié à la coopération avec les praticiens permet d’être redirigé de manière efficace vers l’objet de son choix.

Un exemple de modalité de coopération : La CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche)

Les témoignages des doctorants, ou anciens doctorants en CIFRE, ont fait valoir qu’une CIFRE dans un organisme Hlm provoquait la rencontre de deux mondes et ont soulevé la question de la conciliation entre ces deux mondes.

Malgré une différence d’approche entre acteurs et chercheurs, il a été établi que les bénéfices mutuels étaient bien réels. Le chercheur peut apporter un vrai "déplacement du regard", une manière différente de concevoir des réponses, mais surtout de poser les questions. En contrepartie, pour ces CIFRE, travailler dans un organisme Hlm permet d’être au plus près de leur objet d’étude, mais également d’appréhender la réalité moins comme un ensemble théorique que comme un espace au sein duquel des personnes vivent, ressentent et sur lequel un travail de thèse peut avoir un impact.

Le dispositif CIFRE a été créé il y a plus de 30 ans et consiste à subventionner toute entreprise prête à accueillir un doctorant pour une durée de 3 ans, en collaboration avec un laboratoire public. C’est donc une convention tri partite entre le doctorant, l’entreprise et le laboratoire, financée en partie par l’ANRT (Agence nationale pour la recherche et les technologies).

La CIFRE poursuit deux objectifs :

  • Développer les partenariats entre les laboratoires publics et les milieux socio-économiques
  • Favoriser l’emploi des docteurs par les milieux socio-économiques.

De plus amples informations sur la Bourse de l’emploi du site de l’Union sociale pour l'habitat