05.04.2013

Plan d’action développement durable : point d’étape à mi-parcours

Afin d’accompagner les organismes Hlm dans la définition et la mise en œuvre de réponses aux attentes sociétales en matière de développement durable, l’Union sociale pour l’habitat a conçu et déploie un Plan d’action développement durable 2010-2015. 40 des 64 actions envisagées ont été lancées.

Limeil © Valophis

Ce plan d’action est structuré autour de trois axes de travail : l’intégration dans la stratégie des organismes Hlm de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) comme démarche structurante et inclusive, l’implication des organismes Hlm dans l’aménagement durable de la ville, et l’attention portée à l’amélioration de la performance environnementale des constructions neuves et du parc existant avec pour objectif corollaire la maîtrise des charges pour les habitants.

Le lancement d’un Institut Hlm de la RSE

Bien que les organismes aient commencé à investir le champ de la RSE depuis une petite décennie, leur implication sur le sujet a trouvé une nouvelle dynamique avec la création, par les Fédérations et l’Union, d’un Institut Hlm de la RSE visant à les accompagner dans la structuration de leur démarche. Les travaux de l’Institut Hlm de la RSE permettent d’identifier les actions de référence des organismes Hlm sur plusieurs thématiques : environnement, droits des demandeurs (locataires et accédants), relations et conditions de travail, communauté et développement local, achat responsable et loyauté des pratiques, droits de l’homme, gouvernance et management de l’entreprise. À titre d’exemple, les organismes se sont intéressés au risque de pénibilité au travail pour les personnels de proximité. Quatre organismes Hlm ont, ainsi, pris part à une expérimentation qui a permis l’édition d’un guide intitulé Agir sur la pénibilité des personnels de proximité. À ce jour, une centaine d’organismes Hlm est engagée via un projet d'entreprise autour des exigences de l'ISO 26000, une notation extra-financière, ou l'adoption d'un référentiel comme Eurho GR.

Les Hlm acteurs d’écoquartiers

La loi Grenelle 2 a inscrit, dans le code de l’Urbanisme, les principes de « ville et aménagements durables » qui sont aujourd’hui devenus la référence usuelle de toute opération d’aménagement, de construction ou de renouvellement urbain. Les organismes Hlm se sont rapidement impliqués et professionnalisés pour faire face à ces évolutions. Des opérations exemplaires comme l’écoquartier de Monconseil ou des Akènes, dont les Opac de Tours et l’ESH Clairsienne sont les aménageurs respectifs, ont ainsi vu le jour. Pour accompagner les organismes Hlm dans ces évolutions, l’Union sociale pour l’habitat s’est impliquée dans le Club et Concours Ecoquartier du MEDDTL en 2011, elle s’est attachée à mettre au centre de son analyse les projets des bailleurs qui favorisait la facilité d’appropriation des logements et de leur environnement par les futurs occupants, enfin, dans une démarche de critique positive, elle a conduit une étude entre 2011 et 2012 sur l’impact des principes de l’aménagement durable qui a débouché sur la publication d’un guide des Préconisations pour la conception et la gestion d’un écoquartier.

L’Observatoire de la performance énergétique : un outil de pilotage dédié

Pour l’atteinte de très hautes performances énergétiques, en particulier pour progresser vers le bâtiment à énergie positive, la maîtrise d’ouvrage Hlm doit organiser un apprentissage collectif pour lequel la procédure de conception-réalisation s’avère à ce jour un support intéressant pour impliquer conjointement tous les acteurs aux enjeux. En outre, l’Observatoire de la performance énergétique lancé par l’Union constitue une base de connaissances sur laquelle s’appuyer pour accompagner les acteurs de la construction et de la rénovation énergétique dans l’amélioration de leurs pratiques. Les organismes portent également une grande attention à l’accompagnement au changement des habitants en allant au-delà de la remise du livret locataire. Ils recourent aussi de manière accrue aux énergies renouvelables : réseaux de chaleur, solaire thermique et solutions décentralisées de production électriques comme le photovoltaïque. Les enseignements d’opérations en fonctionnement montrent les pistes d’amélioration, les conditions de réussite de telles installations tout en ouvrant le champ des réflexions pour les bâtiments de demain. Enfin sur la question de la gestion de l’eau, les organismes Hlm se sont impliqués dans la télé collecte des consommations contribuant ainsi à un comportement économe en eau des locataires.