22.05.2014

"Le Parlement doit se prononcer sur sa conception du logement social" L.Ghekiere

A l'occasion de la sortie du manifeste "Quel logement social dans l'UE pour 2020", Laurent Ghekiere expose le positionnement relatif de la France dans la production et la proportion de logements sociaux en Europe et souligne l'impact des prochaines élections sur le devenir du logement social.

Interviewé par Libération à l'occasion de la publication du manifeste "Quel Logement social dans l'UE pour 2020", Laurent Ghekiere rappelle que la France se situe dans la moyenne européenne concernant la proportion de logements sociaux : "en queue du peloton de tête, derrière les pays nordiques mais devant l'Europe du sud et de l'Est". Pour lui, le critère important à prendre en compte n'est pas le stock de logements dans chaque pays mais bien sa capacité à construire aujourd'hui en période de crise là où sont les besoins. De ce point de vue, la France est plutôt performante. Et si jusqu'à présent, dit-il "notre modèle était considéré comme ringard par nos voisins. Finalement, il a bien mieux résité à la crise. Et maintenant, on est montré en exemple dans toute l'Europe."

Interrogé sur l'impact des prochaines élections sur le logement social, Laurent Ghekiere revient sur le contrepoids espéré du Parlement européen dans le rendu des arbitrages sur la conception européenne du logement social, estimant que c'est au "Parlement et non à la Commission de légiférer en la matière"."Le traité de Rome est explicite : les Etats membres disposent d'un large pouvoir discretionnaire en matière de logement social. Ce n'est pas à la Commission d'imposer sa vision, mais à chaque Etat de décider en fonction de ses choix politiques et de son histoire".

A noter qu'à l'automne prochain, la Cour de Justice de l'Union européenne doit se prononcer sur une affaire qui pourrait bien faire jurisprudence, opposant la Commission aux Pays-Bas, la Commission privilégiant une vision résidualiste du logement social.

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