Quartiers 14.03.2012

La tranquillité des locataires, une mission centrale des bailleurs sociaux

Contribuer à la sécurité et à la tranquillité des quartiers est une préoccupation centrale du Mouvement Hlm, qui a développé plusieurs outils de veille et de prévention. Et agit en concertation avec les pouvoirs publics.

Le Mouvement Hlm s’est doté de plusieurs outils de suivi, d’observation et de traitements des faits d’incivilité vécus dans les quartiers d’habitat social.

L’Observatoire des faits d’incivilité

Cette structure recense l’ensemble des faits d’incivilité vécus dans les quartiers d’habitat social, et permet d’échanger sur l’utilisation des outils liés à la prévention de la délinquance.

Le partage des données de l’Observatoire entre les bailleurs sociaux permet de mieux comprendre et maîtriser le fonctionnement de territoires devenus complexes et de mettre en place des outils de partage des situations sur un même quartier, au sein des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) , ayant pour but de mieux prioriser les actions de lutte contre la délinquance. L’observatoire permet enfin aux bailleurs sociaux de se positionner sur les moyens humains et techniques et les dispositions à prendre en matière de sécurité.

Le réseau de référents sécurité

Ce réseau mis en place par l’Union sociale pour l’habitat regroupe les organismes les plus concernés par les questions de sécurité. A partir de cas concrets vécus sur le terrain, les référents échangent sur leurs pratiques et les solutions opérationnelles qu’ils ont mises en place pour résoudre les problèmes d’insécurité rencontrés par leurs résidents.

Les ateliers régionaux de sécurité

Autour de l’Observatoire national et de ses déclinaisons régionales, en lien avec les référents sécurité et les responsables d’agence des organismes, des ateliers sécurité sont proposés par les associations régionales d’organismes d’habitat social.

Lieux de débat, ces ateliers ont déjà permis de mettre en évidence l’écart entre les faits « déclarés » dans les dépôts de plainte et la réalité plus complexe des situations de terrain. Ce décalage s’explique par l’habitude prise par les personnels de proximité de ne plus déposer de plainte par lassitude, découragement face aux dépôts de plainte  restés « sans effets ».

La prise en compte de la tranquillité dans la gestion de proximité

Les organismes Hlm participent au  Plan gouvernemental de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes, mis en place en 2009, ils exercent ainsi une veille sur les lieux où les conditions de la Gestion sociale et urbaine de proximité (GSUP) et de la qualité de service sont à renforcer, dans des domaines tels que :

  • L’amélioration du cadre de vie ;
  • L’amélioration de la qualité attendue du service ;
  • Le fonctionnement social, le mieux vivre ensemble ;
  • La prévention de l’insécurité.

Cette veille permet, le cas échéant, de mobiliser les acteurs publics de la prévention, et les partenaires du monde Hlm (élus, préfets…) et de la prévention pour remédier aux dysfonctionnements constatés.