Quartiers 27.06.2012

Insécurité dans les quartiers : un appel au volontarisme politique

Le Mouvement Hlm s’inquiète de l'état de "50 à 80 quartiers Hlm en situation de grande insécurité". Si les bailleurs tentent d’apporter des solutions, la sécurité dans l’espace public reste une prérogative de l’État. Le site de la Gazette des communes consacre un dossier à cette problématique.

Les professionnels du logement social font actuellement tous le même constat, rappelle la Gazette des Communes dans un dossier spécial consacré au sujet : la violence et la délinquance se durcissent de façon inquiétante dans certains quartiers Hlm. Si l’on constate une amélioration au niveau des phénomènes d’incivilités et de petite délinquance, plus particulièrement dans des quartiers où la rénovation urbaine est très avancée, "50 à 80 quartiers Hlm sont en situation de grande insécurité" qui dégrade fortement le climat social.

Un constat qui n'est pas nouveau puisque les organismes Hlm tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs années. La Gazette souligne que les bailleurs tentent de trouver des solutions et d’apporter des réponses sur le terrain. En mettant, par exemple, en place des référents sûreté au sein des organismes, en privilégiant la formation des personnels, le renforcement des procédures, le recours à la médiation ou encore le développement de la vidéosurveillance et plus généralement de la prévention situationnelle.

Dans certains de ces quartiers, des interventions fortes de la puissance publique conjuguées à des actions coordonnées entre partenaires de la sécurité ont eu un réel impact, et les bailleurs ont pu rétablir des conditions normales de gestion. Malgré tout, la nécessité d’améliorer les conditions de vie des habitants du parc social passe par un rétablissement de la sécurité et de l’ordre républicain. Et tous s’accordent à dire que cette mission de sécurité publique est celle de l’État. Car les personnels de proximité des bailleurs sociaux ne doivent en aucun cas être mis en situation de jouer le rôle d’auxiliaires de la police.

Ceci suppose un volontarisme politique fort et la mise en place de moyens exceptionnels humains et financiers. La mobilisation des politiques de droit commun (emploi, éducation...) doit être garantie. Par ailleurs, un PNRU 2 est indispensable, sur la base d’un diagnostic partagé, au niveau national et local, de la situation des quartiers. Selon les réflexions du monde Hlm, il semble que cela pourrait concerner environ 200 quartiers déjà intégrés au PNRU 1, pour lesquels celui-ci ne suffira pas, et une cinquantaine aujourd’hui non pris en compte. A ces quartiers Hlm s’ajouteraient ceux concernés principalement par des copropriétés dégradées.
 

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