Mixité 17.09.2012

Loi SRU : de forts déséquilibres sur le terrain

Le projet de loi qui porte à 25% le taux obligatoire de logements sociaux dans le cadre de la loi SRU met en lumière des situations très hétérogènes entre plusieurs communes sur un même territoire. Illustration dans les Yvelines.

Dans la présentation de son projet de loi pour la construction de logements sociaux, le ministère du Logement rappelait qu’« en 10 ans, le taux moyen de logements sociaux des communes soumises à l’article 55 de la loi SRU n’a progressé que d’1 point, passant de 13 à 14 % ». Une lente évolution qui fait perdurer des déséquilibres flagrants d’une commune à l’autre.

L’Humanité.fr a pris l’exemple des Yvelines, où le Mesnil-Saint-Denis, comprenant 3,5 % de logements sociaux, côtoie La Verrière, dont 72 % des logements sont des Hlm. Le site rappelle que dans ce département riche de la région parisienne, vingt municipalités n’ont pas respecté leurs objectifs, préférant payer des amendes. Une réalité qui, comme le souligne l’article, illustre le long chemin de la mixité sociale qu’il reste à parcourir.

Interrogé, le maire du Mesnil-Saint-Denis met en avant, comme de nombreux élus opposés au renforcement de la loi SRU, des contraintes tenant aux particularités de sa ville (présence de terrains agricoles, de contraintes propres liées à l’environnement...) et ne se voit pas « bétonner » pour atteindre 25 % de logements sociaux.

L’article de l’Humanité.fr souligne que la ville voisine, la Verrière, souffre, quant à elle, d’une forte ségrégation sociale. Son maire, Alain Hajjaj, plaide pour la mise en place d’un nouvel  outil de l’Etat qui permette d’imposer la construction de logements sociaux à l’échelle régionale.

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