Mixité 04.10.2012

Mixité sociale et bien-être : quels enseignements tirer de l’exemple américain ?

Le programme « Moving to opportunity » (MTO), lancé au États-Unis au début des années 1990, permet à des foyers modestes de déménager dans des quartiers moins défavorisés. Ses effets limités en termes d’emploi et d’éducation interrogent les causes de la mixité sociale.

Comme l’indique Slate.fr, le programme américain « Moving to opportunity » (MTO), offrant à plus de 4 000 foyers modestes des habitations au sein de quartiers plus favorisés que leur lieu de résidence initial, offre un bilan mitigé.

Des chercheurs ont montré que les bénéficiaires du programme atteignaient un niveau de bien-être équivalent en moyenne à celui observé chez des personnes déclarant 13 000 dollars de revenus annuels en plus. Cependant, l’impact du programme reste limité. Si les bénéficiaires du MTO s’estiment plus heureux, l’« effet de quartier » n’a pas suffi pour permettre à ces personnes d’accéder à de meilleurs emplois ou à une meilleure éducation.

Pour Slate.fr, la mixité sociale ne vaut donc pas « pensée magique », alors que le taux de logements sociaux obligatoires dans le cadre de la loi SRU a été récemment relevé à 25 % en France. Des enseignements qu’il faut néanmoins relativiser au vu des spécificités de la société américaine. Au final, la question du logement apparaît comme un pilier central de la mixité sociale mais nécessite parfois d’être accompagnée d’autres politiques pour changer fondamentalement les trajectoires individuelles et professionnelles.

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