"Un tiers des locataires du monde Hlm vit en-dessous du seuil de pauvreté"

Dans une interview donnée au site Capital.fr, Thierry Bert, délégué général de l'Union sociale pour l'habitat, revient sur la récente polémique initiée par l'Unpi. Loin d’héberger les familles les plus riches, les logements sociaux sont en voie de paupérisation.

Thierry Bert, délégué général de l’Union sociale pour l’habitat, réagit, sur le site Capital.fr, à la plainte déposée par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi) auprès de la Commission européenne pour dénoncer la gestion des Hlm.

Capital.fr : L’Union nationale des propriétaires immobiliers a attaqué la gestion des Hlm, estimant qu’ils hébergeaient 400 000 familles parmi les plus riches…
Thierry Bert : Il s’agit d’allégations poujadistes. Cette association, représentante des propriétaires privés, mélange volontairement le parc Hlm avec les logements intermédiaires, qui sont financés par les collectivités, et ne sont pas soumis à plafonds de ressources. La réalité du logement social est toute autre : à Paris, les plafonds de ressources pour une famille avec deux enfants sont de 4 840 euros (avant abattement fiscal), contre 3 490 euros en province. La plupart des familles sont loin d’atteindre de tels niveaux : les 4 millions de ménages vivant en Hlm gagnent en moyenne 1 700 euros par mois et par ménage (allocations comprises). Près d’un tiers est même en-dessous du seuil de pauvreté avec 795 euros ou moins en poche. Pour mémoire, ils étaient moins de 20% dans ce cas au début des années 1980.

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