Énergie - Environnement 27.06.2012 Rédigé par Soraya Méhiri

Rénovation énergétique : une priorité en Alsace

Depuis le Grenelle de l’Environnement, les organismes Hlm se sont engagés dans un vaste programme d’amélioration thermique de 800 000 logements. En Alsace, 30 bailleurs ont collectivement recensé les besoins qui portent sur 38 000 logements.

Isolation par l'extérieur et capteurs solaires sur un toit de Strasbourg, © CUS Habitat

Sur les quelques 105 000 logements Hlm en Alsace, 38 000 sont concernés par des travaux de rénovation énergétique visant à les faire passer de la classe énergétique E, F ou G à D. C’est la conclusion d’une étude énergétique sur le parc régional.

Celle-ci va permettre :

  • aux organismes Hlm d’anticiper et d'optimiser leurs investissements financiers, nécessaires pour les travaux, dans le but de maîtriser les charges des locataires
  • aux collectivités territoriales de planifier leurs aides financières sur la base de besoins précis.

La consommation moyenne du parc alsacien s’établit à 196 kWh/m² et par an. Elle est inférieure à celle du parc résidentiel français (240 kWh). La moitié du parc social alsacien a été construite entre 1950 et 1975 et presque 11% avant-guerre. Le taux de construction a été faible dans les années 1980/1990 pour remonter dès les années 2000 (14,2% du total des logements).

La rénovation énergétique est une priorité pour les organismes Hlm afin de répondre aux exigences de la loi Grenelle mais aussi pour faire baisser les charges des locataires.

TEMOIGNAGE

"Intervenir sur les logements les plus énergivores afin de maîtriser les charges du locataire"

Alain Ramdani, directeur de l'Areal, association régionale des organismes Hlm d'Alsace

"Les bailleurs sociaux alsaciens disposent depuis peu des résultats d'une étude énergétique menée à l'échelle de leur parc.
Certes mobilisés depuis de nombreuses années sur la problématique de la maîtrise de l'énergie, il semblait utile pour la profession et les collectivités de partager une vision commune de la situation énergétique des logements sociaux.
Ce diagnostic, partagé par l'ensemble des partenaires de l'étude (bailleurs sociaux, Etat, Caisse des dépôts, Conseil Général du Bas-Rhin, Communauté Urbaine de Strasbourg, Conseil Général du Haut-Rhin, Mulhouse Alsace Agglomération), permet de définir une politique pluriannuelle de réhabilitation énergétique. L'objectif final est de favoriser les économies d'énergie, pour limiter la précarité énergétique. Puisqu'on n'empêche pas le coût de l'énergie d'augmenter, il faut intervenir sur les logements les plus énergivores afin de maîtriser les charges du locataire."

Soraya Méhiri, rédactrice en chef d’Actualités habitat