12.12.2012

La Fédération du Bâtiment table sur 340000 logements neufs en 2012 et 315000 en 2013

Baisse des mises en chantier de près de 20% en 2012, soit 340 000 logements; net repli en 2013, avec 315 000 mises en chantier : la Fédération française du Bâtiment propose cinq mesures pour relancer le bâtiment dont le retour à la TVA à 5,5% pour les logements sociaux.

Mancelle d'habitation, La Châtaigneraie, Le Mans

« Trop, c’est trop », estime la Fédération française du Bâtiment par la voix de son président, Didier Ridoret, le 12 décembre 2012, qui présentait les chiffres de la construction, en recul : « Comment croire que les objectifs de 500 000 logements neufs dont 150 000 sociaux restent envisageables, ne serait-ce que du fait du relèvement du taux réduit de TVA ? ».

L’année 2012 enregistre une baisse de 20% et devrait s’achever avec 340 000 logements neufs[1] (dont 315 000 sans extensions et 98 000 sociaux Hlm et SEM). Le marché de l’amélioration-entretien connaît, lui, une petite baisse de 0,7%. 14 500 emplois auront été détruits au cours de cette année.

2013 s’annonce en repli plus important  avec 315 000 mises en chantier seulement [2] (dont 95 000 sociaux Hlm et SEM) et une estimation de 40 000 emplois détruits. « Le secteur du Bâtiment connaîtra donc une véritable dépression ».  

La FFB avance cinq propositions dont la principale porte sur le retour au taux réduit de TVA à 5,5% qui « s’impose pour consolider les espoirs en matière d’efficacité énergétique et de construction sociale. La TVA est une porte obligée pour remplir l’objectif de 150 000 logements sociaux ». Les autres propositions concernent la réduction de trente à vingt-deux ans de durée de rétention pour être exonéré de taxation des plus-values ;  un différé total de remboursement du PTZ + pour les plus modestes ; la mise en œuvre du Plan Bâtiment durable et éco-prêt à taux zéro.

Soraya Méhiri, rédactrice en chef d’Actualités habitat


[1] Chiffres Sit@del2 qui englobent, outre les logements neufs, les extensions.

[2] Extensions comprises.