03.06.2015

Karine Le Brigand, agent de médiation

Karine Le Brigand a commencé sa carrière il y a onze ans à Brest Métropole Habitat en tant qu’agent de médiation.

Quelles sont vos principales missions ?

J’ai trois grandes missions :

•  Mettre en œuvre les outils de prévention et de traitement des troubles de voisinage, c’est-à-dire : constituer les dossiers des locataires responsables de troubles de voisinage, être le relais interne de l’agence en matière de troubles de voisinage, analyser les plaintes reçues (évaluer la situation avec le conseiller logement et le gardien, mener des enquêtes de voisinage et rencontrer les plaignants), émettre un avis sur les attributions de logement délicates, choisir le mode d’intervention auprès des locataires fauteurs de troubles et plaignants (courriers, convocation, confrontation, visites à domiciles…).

• Maintenir et développer les relations avec les partenaires institutionnels et associatifs. À ce titre, je participe à différentes réunions organisées sur des sujets entrant dans mon domaine d’intervention (groupes de travail internes à l’Oph, inter-institutionnels et associations), je mets en place les actions utiles au règlement de problèmes, je participe à l’élaboration et assure le suivi d’actions collectives comme les chantiers éducatifs et je mets en œuvre des dispositifs interinstitutionnels comme le Contrat Local de Sécurité.

• Suivre et tenir à jour des tableaux de bord concernant les troubles de voisinage : recensement des troubles par catégorie – fréquence – ancienneté…, et élaborer des fiches de peuplement de cages d’escalier ou de secteurs sensibles et suivre leur évolution…

A votre avis, quels sont les principaux facteurs d’évolution de votre métier ?

Il nous faudra peut-être nous interroger dans les temps qui viennent sur l’augmentation des sollicitations qui nous sont faites par les locataires concernant des conflits interpersonnels entre voisins ne relevant pas de la compétence du bailleur. Cela démontre que la fonction est bien identifiée par nos locataires, voire qu’une certaine confiance lui est accordée dans sa capacité à régler les difficultés.

Par ailleurs, le règlement des difficultés liées aux incivilités et atteintes à l’ordre public, du fait de groupes de jeunes gens, est un sujet sur lequel nous peinons à mettre en œuvre un partenariat opérationnel. Le bailleur se sent seul face aux plaintes légitimes des locataires. Il existe certainement en ce domaine une marge de progrès.

Votre formation ?

Bac +3 en sciences humaines complété par des formations sur le traitement des troubles de voisinage (techniques de médiation et aspects juridiques) sur la gestion locative, la connaissance des pathologies mentales, la gestion des conflits et de l’agressivité.