07.06.2016

L'accès à un logement décent doit rester une priorité en outre-mer

La crise du logement qui sévit dans les régions et les collectivités d'outre-mer reste préoccupante malgré la mobilisation des organismes de logement social ces dernières années et la mise en place d'un plan logement outre-mer par le Gouvernement en mars 2015.

On estime en effet à 90 000 logements le déficit de logement sociaux sur l'ensemble de l'outre-mer.
Depuis la loi de finances pour 2015 qui a modifié les règles de financement du logement social outre-mer, de nombreux retards et blocages administratifs dans l'instruction de l'agrément fiscal des programmes de logements sociaux ont provoqué un net ralentissement de l'activité de production.
 
Dans ce contexte, l'Union sociale pour l'habitat qui s'était mobilisée aux côtés des acteurs locaux, se félicite de l'annonce faite mardi 1er juin par le Premier ministre de supprimer l'agrément préalable pour l'octroi du crédit d'impôt accordé aux bailleurs sociaux outre-mer dans le cadre de leur activité de construction. Cette mesure, de nature à réduire fortement les délais d'instruction des programmes doit pouvoir s'inscrire durablement dans la simplification du mode d'instruction du financement.
 
Elle confirme également, dans le champ du logement social, que l'action de l'État en outre-mer est essentielle et permet de contribuer au maintien de près de 10 000 emplois par an.
 
Pour Jean-Louis Dumont, président de l'Union sociale pour l'habitat : « cette annonce du Premier ministre est un signe positif pour les professionnels du logement tout comme la volonté de l'État de renforcer les sociétés immobilières d'outre-mer (SIDOM) en les adossant à la Caisse des Dépôts et ainsi à un opérateur professionnel du logement social. La politique du logement est un sujet important pour 2,7 millions d'Ultramarins, il est bon de voir que l'État s'y investit pleinement ».