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21.02.2012

Idée reçue n°10 sur les Hlm : « Des investissements improductifs »

Selon certains cas, les dépenses consacrées au logement social seraient inutiles économiquement, bien qu’elles correspondent à une nécessité politique et sociale.

Les Hlm, un investissement d’avenir, utile et responsable

Le logement social a un effet direct sur la vie économique. Les Hlm emploient au quotidien 80 000 agents, de qualifications diverses, dont plus des trois quarts sont des agents de proximité. Ils créent, par ailleurs, de l’emploi dans le secteur du BTP et chez les artisans. 140 000 emplois sont actuellement générés par les programmes de construction et de rénovation de logements locatifs Hlm, soit 17 milliards d’euros d’investissements en 2013. Ces emplois ne sont pas délocalisables. En 2008, en pleine crise économique, le Mouvement Hlm a démontré sa capacité à amortir la crise. Dans le cadre du plan de relance, les organismes Hlm ont donné un coup d’accélérateur à la production de logements et racheté des programmes aux promoteurs en difficulté. Ils ont permis de maintenir l’emploi qui menaçait de s’effondrer dans le BTP.

• Un pouvoir d’achat renforcé pour les locataires

À surface équivalente, un locataire Hlm dépense en moyenne chaque année 2 000 euros de moins que ce qu’il dépenserait pour un logement privé. Cette différence est beaucoup plus marquée dans les zones tendues. Ce sont ainsi plus de 8 milliards d’euros qui viennent augmenter le pouvoir d’achat annuel des 4,3 millions de ménages logés dans le parc Hlm.

• Un investissement pérenne

Non seulement le logement est social (plafonds de loyers, plafonds de ressources, contraintes d’attribution, de non-cessibilité), mais il constitue un investissement sur le long terme. En moyenne, un logement social vit 100 ans. Une fois l’investissement amorti, les bénéfices engendrés sont réinvestis obligatoirement dans le secteur et en particulier dans la construction de nouveaux logements sociaux.

• Un levier d’action pour l’aménagement du territoire

Indépendamment du caractère social de l’investissement, il est essentiel pour le dynamisme de l’économie française et pour la fluidité de son marché du travail que la population active ait accès à des logements abordables au sein des bassins d’emplois. Une récente étude du Crédoc (1) montre que la crispation du marché du logement freine la mobilité professionnelle et la résorption du chômage. En 5 ans, 500 000 personnes en recherche d’emploi ont refusé un poste dans une autre ville, anticipant une hausse de leurs dépenses en matière de logement. À l’évidence, le logement social est donc un levier d’action pour l’aménagement du territoire.

Nos engagements pour demain

Le Mouvement Hlm entend défendre deux positions :

  • Répondre en termes de logements aux besoins de mobilité des salariés.
  • Poursuivre la construction d'un patrimoine pérenne.

 

(1) Crédoc, Les répercussions directes et indirectes de la crise du logement sur l'emploi, mars 2013.