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21.06.2013

Idée reçue n°2 : « Que des tours, des barres et des quartiers difficiles »

Pour une frange de l’opinion, les Hlm se résument aux « grands ensembles » et apparaissent comme des espaces de vie enclavés et déshumanisés. Ces quartiers sont parfois le théâtre d’épisodes de violence. On parle même de ghettos.

72% de logements en petits immeubles

La construction de grands ensembles de plus de 1 000 logements, c’est fini ! Bâtis dans l’urgence jusque dans les années 1970, ils ont eu quand même l’immense mérite de proposer un toit pour tous et l’accès au confort pour le plus grand nombre, et cela, très vite. Aujourd’hui, 72 % des logements du parc Hlm (1) sont des maisons ou sont situés dans de petits et moyens immeubles. Ce type d’opérations représente 95 % des logements construits depuis 10 ans. La taille moyenne des immeubles – 20 logements – facilite l’insertion du logement social dans le tissu urbain et le « bien vivre ensemble » à l’échelle des résidences. De plus, afin d’éviter la concentration de logements sociaux, de nouvelles opérations mixent aujourd’hui des logements sociaux et privés, ainsi que des programmes d’accession à la propriété (sociale et privée). Une attention particulière est portée à la qualité urbaine et architecturale : bonne intégration sur le site, façades esthétiques, adaptation du bâti à l’évolution des usages et des modes d’habiter.

Mais… ¼ de logements Hlm en zone sensible

Un million de logements se situent dans des quartiers fragiles. C’est un quart du patrimoine Hlm. malgré  les efforts de réhabilitation depuis les années 1980,  leur image n’a cessé de se dégrader. 750 quartiers sont confrontés à des difficultés sociales à des degrés divers  et, pour quelques-uns d’entre eux, à des problèmes  de violence et de drogue. La situation de ces quartiers soulève des défis majeurs qui dépassent largement  le seul engagement du monde Hlm et réclament une action concertée de l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux. D’autant qu’ils comprennent également des copropriétés dégradées qui ne relèvent pas du monde Hlm (ce sont des propriétés privées)  mais qui posent des problèmes économiques et sociaux aussi graves.

  • Une réponse concrète : la rénovation urbaine

Pour désenclaver et transformer ces quartiers,  un investissement sans précédent a été entrepris depuis 2003, sous l’impulsion du Programme national  de rénovation urbaine (PNRU). 500 quartiers sont ainsi rénovés. On y démolit le parc de médiocre qualité  des années 1950, aux normes réduites, ainsi que les immeubles les plus massifs, pour y repenser totalement l’urbanisme et la construction. En 10 ans, 42 milliards d'euros ont été investis dans ces quartiers, dont 42 % sous forme d’emprunts et de fonds propres des organismes Hlm, et un tiers sous forme de subvention de l’agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Près de 70 % de ces investissements relèvent de la maîtrise d’ouvrage Hlm. Ces programmes permettent de déconcentrer l’habitat social pour favoriser son inscription dans le tissu urbain. Le lancement du NPNRU (nouveau PNRU) va permettre de poursuivre la rénovation urbaine. Sa dotation de 5 milliards d'euros, pour 200 quartiers, constitue uen avancée sensible.

  • Des outils d'analyse et des actions d'accompagnement

Les organismes ont apporté parallèlement une très forte contribution à l'emploi local (avec notamment des chantiers d'insertion ou des régies de quartiers...) et au développement social. Pour les aider dans leurs démarches, l'Union sociale pour l'habitat et ses partenaires ont mis en place divers outils d'analyse, de prévention et d'accompagnement, notamment un observatoire des faits d'incivilité, un réseau de référents sur la sécurité pour assister les bailleurs les plus concernés et une école de la rénovation urbaine...

 

Nos engagements pour demain

  • Renforcer la gestion des quartiers rénovés pour pérenniser les investissements réalisés et celle des autres quartiers pour y maintenir une qualité du cadre de vie.
  • Poursuivre la transformation des quartiers fragiles grâce au NPNRU.
  • Contribuer avec les partenaires locaux au développement social, à la tranquillité et à la sécurité par l'insertion économique des habitants.
  • Mobiliser les compétences Hlm pour aider au traitement des copropriétés dégradées dans le cadre d'un plan concerté avec l'État.

 

 

(1) L’Union sociale pour l’habitat, publication Les Hlm en chiffres - 2013, dans le cadre du Congrès 2013.