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14.08.2012

Idée reçue n°3 sur les Hlm : « Des passoires thermiques»

L’opinion publique perçoit encore le parc Hlm comme de grands ensembles immobiliers de 1960, disposant d’une mauvaise isolation thermique et de systèmes électriques peu performants. Ces prétendues « passoires thermiques » engendreraient de lourdes charges pour des habitants à faibles revenus.

Un parc éco-performant

Le secteur Hlm s’avère être un pionnier dans les démarches d’économie d’énergie. Dès 1973, année du premier choc pétrolier, le secteur intègre l’éco-performance dans ses objectifs sociaux pour maîtriser les charges de ses locataires. Aujourd’hui, les performances du parc Hlm sont bien supérieures à celles du reste du secteur résidentiel : tous logements Hlm confondus, la consommation moyenne en énergie primaire (chauffage et eau chaude) est inférieure de 30 % à celle de l’ensemble du parc résidentiel, et la consommation d’eau moyenne est de 100 litres par jour et par habitant dans le logement social contre 150 litres au niveau national. au vu de l’ampleur de son parc et de sa politique d’éco-performance, le Mouvement Hlm est un acteur majeur de toute politique de développement durable. Dans l’habitat existant, depuis 2009, pour les logements dont la consommation est supérieure à 230 kWh EP/m²/an, un programme ambitieux entreprend d’amener près de 800 000 logements les plus énergivores à une consommation moyenne inférieure à 150 kWh EP/m²/an. En moins de deux ans, plus de 100 000 logements ont été traités. Les Français souhaitent d’ailleurs à 89 % que ces efforts en matière d’éco-performance fassent partie des missions prioritaires des Hlm dans la mesure où ils portent à la baisse les charges des locataires (1).

Lutter contre la précarité énergétique

Jusqu’à présent, la production neuve était réalisée majoritairement sous un label énergétique exigeant,  Haute performance énergétique (HPE) et très haute performance énergétique (THPE). Elle généralise depuis 2009 la norme bâtiments basse consommation (BBC) et anticipe ainsi la réglementation. Le secteur s'est également engagé, dans le cadre du Pacte d'objectifs et moyens signé en 2013, à atteindre d'ici à 2015 la réhabilitation thermique de 100 000 logements par an.

Politique de développement durable

Au-delà de ces préoccupations énergétiques, le Mouvement Hlm mène une politique volontariste afin d’intégrer à ses projets d’autres dimensions de la qualité environnementale. Les organismes adoptent une approche de développement durable  dans leurs activités de maîtrise d’ouvrage et de gestion immobilière : chantiers propres et collecte sélective des déchets ménagers, utilisation de matériaux écologiques et sains, sensibilisation aux éco-gestes des personnels et des habitants… Il s’agit enfin, en termes d’urbanisme, de mener une politique d’optimisation foncière : investir dans la construction d’un maximum de nouveaux logements, en tenant compte des désirs de chacun de vivre dans un habitat individuel ou dans de petits immeubles, tout en économisant l’espace.

 

Nos engagements pour demain

Le Mouvement Hlm a engagé un plan d'action pluriannuel bâti autour de trois grands axes :

  • Poursuivre la démarche d'amélioration de la performance énergétique des logements dans un souci environnemental et économique. Le Pacte d'objectif et de moyens, signé entre l'État et le Mouvement Hlm en juillet 2013, renforce l'engagement des organismes Hlm. Il prévoit la mobilisation de leurs moyens respectifs pour atteindre d'ici 2015, la réhabilitation thermique de 100 000 logements sociaux par an.
  • Participer aux projets d'aménagement des éco-quartiers menés par les collectivités.
  • Renforcer la responsabilité des organismes autour des thèmes liés à l'environnement.

 

 

(1) Baromètre d’image du logement social TNS Sofres/L’Union sociale pour l’habitat, mai 2013.