L'Union sociale pour l'habitat
Chargement en cours

Accompagner les sortants de prison vers un logement pérenne AH

Lire l'article

Dans le cadre du troisième appel à projets “Logements accompagnés” de l’USH, Lille Métrople Habitat (LMH) a expérimenté un partenariat facilitant l’accès au logement du public sortant de détention, de manière à anticiper la constitution des dettes locatives suite à l’entrée en détention, à réduire les parcours vers le logement par la mise en place d’une solution intégrée, à encourager la réinsertion sociale et économique des détenus et à renforcer son partenariat avec les représentants de l’institution judiciaire.

Le projet a été soutenu financièrement à hauteur de 40 800 € avec une prise en charge de 18 800 € par LMH, 15 000 € par le Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL), la CGLLS et 7 000 € par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Nord à Lille qui dépend du ministère de la Justice et est notamment chargé de l’insertion des personnes sous main de justice.

Une convention, signée en octobre 2017, entre l’OPH, le SPIP, et deux associations Résidence Plus 1 et le Groupe de recherche pour l’aide et l’accès au logement (GRAAL) scelle la mise en place du nouveau dispositif partenarial qui propose la prise en charge de dix ménages par an sur trois ans : huit locataires de LMH au moment de leur incarcération dans le cadre du maintien dans le logement et deux personnes sans solutions de logement dans le cadre de l’accès. Pour les premiers, LMH s’engage à traiter leur demande de logement dès leur sortie de détention par le biais d’un bail en sous-location, à prendre en charge les deux premiers mois de loyer le temps de l’ouverture des droits ainsi que les éventuels frais de garde-meuble et à mettre en place un accompagnement social global par l’une des deux associations signataires de la convention. En contrepartie, ces locataires seront incités à mettre fin à leur bail dès leur entrée en détention afin de se prémunir d’une dette de loyer ou d’une expulsion et de se protéger d’éventuelles intrusions dans leur logement laissé vacant.

Durant deux ans, un suivi est prévu par un comité de pilotage. Et de manière opérationnelle, un comité d’orientation regroupant l’ensemble des partenaires se réunit tous les deux mois afin d’étudier les candidatures proposées par le SPIP.