L'Union sociale pour l'habitat
Chargement en cours

Aorif : une offre pas à la hauteur des besoins AH

Lire l'article
'

Les organismes de logement social apportent des solutions et sont acteurs des politiques locales de l'habitat. Leur donner les moyens de développer leur patrimoine est essentiel ; ici, une pension de famille à Lognes. © P. Rousse/Antin Résidences

28 594 logements sociaux ont été agréés en 2019 en Île-de-France (hors Anru), avec une répartition homogène entre les produits : 9 281 PLAI, 9 999 PLUS et 9 364 PLS, rappelle l’Aorif dans un communiqué. Un niveau de production sensiblement équivalent à celui de 2018, malgré un contexte toujours défavorable pour le secteur. Mais ce nombre ne représente que 77% de l’objectif de 37 000 agréments annuels inscrit dans le Schéma régional de l’habitat et de l’hébergement (SRHH), fixé au regard des besoins des Franciliens. Dans le même temps, les attributions de logements sociaux continuent de baisser (72 000 attributions en 2019, - 4,5% par rapport à 2018) du fait du blocage des parcours résidentiels, résultant du niveau des loyers, alors que la demande ne cesse de s’accroître : plus de 720 000 ménages sont aujourd'hui en attente d'un logement social (+ 5% en deux ans). Pour Jean-Luc Vidon, président de l’Aorif : "Le logement privé reste inabordable pour la plupart des ménages et le logement social apparaît comme l’unique solution abordable pour une large frange de la population francilienne. Mais l’offre n’est pas à la hauteur des besoins."

Dans ce contexte de forte tension de l’offre, l’atteinte de l’objectif de production de logements sociaux fixé par le SRHH suppose la réunion d’un certain nombre de facteurs favorables. Facteurs qui font défaut aujourd’hui aux acteurs du logement social dont la capacité d’investissement a été fortement impactée par la RLS, souligne l’Aorif, qui rappelle que les aides à la pierre du FNAP ne sont plus financées par le budget national, mais par les organismes Hlm et Action Logement, et que les montants moyens de subventions du FNAP sont en baisse régulière ces dernières années, alors que les prix du foncier et de la construction connaissent une inflation hors normes en Île-de-France. Dès lors, les bailleurs sociaux devraient bénéficier d’un soutien public renforcé au titre de la solidarité nationale, d’un accès direct au foncier de façon beaucoup plus large, afin de ne pas devenir dépendants de la production du secteur privé (qui connaît, lui, un niveau important de production) par le biais de la VEFA. Les collectivités et les aménageurs, notamment ceux relevant de la puissance publique, doivent se mobiliser davantage pour contribuer aux objectifs franciliens de production de logements sociaux et soutenir la maîtrise d’ouvrage Hlm, affirme l’Aorif.