L'Union sociale pour l'habitat
Chargement en cours

Conclusion du rapport au Congrès par Jean-Louis Dumont : "Le logement social est notre sujet commun"

Lire l'article

Parce que le logement social constitue l’un des piliers du pacte républicain, réfléchir ensemble à ce que doivent être demain ses missions prend la forme d’un chantier permanent, dont il revient à l’Union sociale pour l’habitat d’organiser le débat, en veillant à ce que les organismes, les fédérations et nos partenaires puissent y prendre toute leur place. C’est l’objet de notre Congrès de Marseille, dans la préparation duquel s’inscrit ce rapport.

Nous vivons une période paradoxale où la précarité s’étend, tandis que la solidarité nationale se contracte. Les instruments de l’action publique qui mettent en œuvre notre système de protection sociale se transforment profondément, mais sans définir encore un horizon choisi, commun pour notre pays et attentif à la diversité des richesses et des fragilités de chacun de nos territoires, de leurs habitants.

Pourtant, il est essentiel que nous puissions inscrire  notre cap dans une trajectoire de long terme  clairement identifiée, par-delà la discussion régulière sur les moyens qui permettront de la maintenir. Il s’agit là d’une condition indispensable pour accomplir  les  transitions  de notre temps : développement du numérique, urgence climatique, individualisation de nos modes de vie et mise en réseau de leur dimension collective.

En somme, la question du devenir du logement social, de "Demain les Hlm", se caractérise par des préoccupations multiples, une mécanique, souvent complexe, des dynamiques. L’Union sociale pour l’habitat est le lieu d’expression et de convergence de ces dynamiques, et permet l’équilibre nécessaire à une politique de long terme.

L’Union sociale pour l’habitat, si elle est le point de convergence de ces expressions et de ces intérêts, a aussi sa propre vision. Qu’il me soit donc ici permis de réaffirmer quelques principes:

  • le logement social n’est pas un produit de consommation courante. Une conception du logement social qui reposerait sur sa seule valeur patrimoniale de marché, serait un non-sens économique, doublée d’une faute morale;
  • nous croyons que le logement social est la valorisation matérielle et humaniste des efforts de ses promoteurs, pour loger aujourd’hui et demain des ménages modestes;
  • nous voulons garantir en tout temps et en tout lieu le même droit aux 250000 familles qui se situent sous le seuil de pauvreté que nous logeons chaque année dans le parc social;
  • nous sommes, et depuis plus de quarante ans, des acteurs concrets de la transition énergétique et environnementale, et nous voulons que ce temps d’avance profite à l’ensemble de la société française;
  • nous voulons que le logement social ne soit pas traité comme un coût, mais comme un investissement de long terme, utile à la société;
  • nous croyons à l’innovation, à l’innovation qui inclut, pas à celle qui exclut, segmente, fragmente, isole;
  • nous ne voulons pas d’une France qui opposerait les "quartiers" au reste du territoire, qui opposerait les villes moyennes en déclin aux métropoles. Nous voulons une France unie.

C’est sur ces bases que nous entendons construire le logement social de demain.