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Crise énergétique : Emmanuelle Cosse écrit aux maires et aux parlementaires AH

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Pour répondre à l’inquiétude de certains élus alertés par les hausses de provisions pour charges annoncées par les bailleurs sociaux et sensibiliser les autres, l’USH a adressé, à tous les députés et sénateurs, le 24 novembre, ainsi qu’aux maires des communes de plus de 10 000 habitants, le 5 décembre, un courrier accompagné d’un mémo technique sur le fonctionnement du bouclier tarifaire. “La vérité, c’est que le bouclier tarifaire gaz qui vient d’être prolongé, comme le bouclier tarifaire électrique qui a été annoncé mais n’a pas encore été mis en place, ne sont pas les mêmes pour tous nos concitoyens”, éclaire Emmanuelle Cosse, en expliquant la distinction faite selon que le chauffage de l’immeuble est collectif ou individuel.

Dans ces lettres de 4 pages, la présidente de l’USH rappelle que les bailleurs sociaux ont été incités pendant des décennies par les pouvoirs publics à installer des équipements de chauffage collectif au gaz. Elle évoque également le fait qu’ils ont été contraints de subir la dérégulation des marchés des énergies, alors que “les boucliers qui gèlent les prix du gaz et de l’électricité ne visent que les tarifs réglementés”.

Elle détaille ensuite les difficultés des bailleurs sociaux pour établir un montant prévisionnel de charges stable et choisir une stratégie de renouvellement de leurs contrats de fourniture d’énergie, dans un marché sans visibilité aucune. “À aucun moment, les pouvoirs publics n’ont, au cours de ces derniers mois, été en situation de donner des orientations stratégiques sur ces questions”, s’émeut-elle, ajoutant que “le gouvernement n’a pas répondu à nos nombreuses alertes”. “Ce que je ne peux accepter, c’est que les ménages aux revenus modestes, chauffés au chauffage collectif, soient victimes d’une discrimination qui n’a aucun sens”.

La charte signée entre l’USH et les associations de locataires (lire AH 1178) vise justement à accompagner les plus fragiles d’entre eux, rappelle-t-elle. Avant de conclure : “Penser que les bailleurs pourront corriger seuls cette iniquité, c’est demander aux locataires Hlm qui ne sont pas en situation de précarité, sans pour autant être en situation aisée, de se substituer à une politique publique nationale qui s’applique pourtant à d’autres, sans conditions de revenus, uniquement parce qu’ils ont un compteur individuel. C’est une injustice intolérable”.

 

Pour en savoir plus : Dossier Energie / sobriété