L'Union sociale pour l'habitat
Chargement en cours

Denis Rey : "Non, il n'y a pas trop de logements sociaux en Languedoc-Roussillon"

Denis Rey, directeur de l'URO Habitat, était l'invité d'Eco Sud, une émission de TV Sud, ce mercredi 19 mars 2014. Il y a réaffirmé un certain nombre de réalités sur le logement social, notamment son rôle économique et social primordial dans la région.

Lire l'article

Invité sur le plateau d'Eco Sud, Denis Rey, directeur de l'Union Régionale des Organismes d'Hlm du Languedoc-Roussillon, a fait part du poids économique du secteur du logement social en Languedoc-Roussillon. Il a rappelé que derrière les 1,2 milliards d'euros investis par les 30 organismes de logement social sur la Région, c'étaient près 30 000 emplois directs et indirects qui étaient générés.

Il a ensuite souligné l'évolution « dans le bon sens » de la posture des élus vis-à-vis du logement social, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre la sensibilisation à l'égard des élus les plus réticents, une réticence due, selon lui, à une méconnaissance du secteur.

Il s'est réjoui, par ailleurs, de ce que la programmation pour la région porte le nombre d'agréments à 7200 logements en 2014 contre 2000 logements par an agréés au cours des cinq/six dernières années. Denis Rey y voit une montée en puissance indispensable compte tenu de la pression de la demande en Languedoc-Roussillon : 66 000 ménages en attente d'un logement social, 80% de la population éligible à un logement social et une moyenne régionale s'établissant à moins de 10% de logements sociaux (contre 17% au niveau national).

Interrogé sur les leviers à actionner pour rendre effective la production de ces logements programmés, Denis Rey a indiqué comme principal élément le prix du foncier. Trop élevé, ce dernier vient grever les coûts de production et implique un coût de sortie en déphasage avec les revenus des ménages. Le foncier est, d'ailleurs, un problème partagé par les promoteurs du privé qui ne peuvent pas davantage sortir d'opérations immobilières abordables. Il plaide donc pour une régulation du foncier.

Et de conclure que le logement social n'est qu'un élément du parcours résidentiel et que les destins de la promotion privée et sociale sont liés : « Heureusement qu'il y a cette mixité qu'elle soit sociale, qu'elle soit spatiale ou qu'elle soit urbaine ».

NB : Denis Rey intervient à partir de la minute 01 :32