L'Union sociale pour l'habitat
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Echos du Congrès des maires AH

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“Nous avons un problème de construction”, a reconnu le président de la République, le 18 novembre, en concluant le 103e Congrès des maires de France. Pour y remédier, il est favorable à l’idée de fixer au niveau national “des stratégies d’objectifs de logements, évidemment de logement social et d’hébergement d’urgence” et de les traduire au niveau local en “allant vers une décentralisation bien plus massive (…) à l’échelle de la commune, de la métropole, du territoire de vie.” Sur l’objectif de zéro artificialisation nette, Emmanuel Macron en appelle au “pragmatisme”, précisant : “Il est évident qu'on ne mettra jamais un maire devant un couperet”.

La Résolution générale de l’AMF présentée juste avant le discours présidentiel, s’attarde sur “la grave crise du logement que nous vivons actuellement”, affirmant que “tantôt pointés du doigt par l’État pour leur supposée inaction, tantôt dénoncés pour leur propension à générer de l’étalement urbain, les maires sont sous le feu d’injonctions contradictoires et infondées”. Ils estiment que “la compétence en matière de PLU doit être réaffirmée comme une compétence communale par définition et intercommunale par exception”.

Quant à la politique de la ville, la Résolution évoque “le sabordage du rapport Borloo” et salue “la mobilisation de nos collègues maires de QPV”, ajoutant : “Nous faisons à cet égard nôtre l’appel de Grigny et son conseil national des solutions.” “Votre discours a 3 ans d’âge”, a taclé le chef de l’État se référant à l’action de l’Anru, au déploiement des 200 cités éducatives (“elles ont commencé et les murs sont là, les enseignants sont là”, a-t-il assuré), à celui des 200 centres de santé et des micro-folies. La veille, la ministre déléguée à la Ville, Nadia Hai, avait annoncé repousser pour la seconde fois, à fin 2023, l’échéance des contrats de ville en cours pour se donner le temps de réfléchir à une nouvelle génération qui rebattrait la carte des priorités et de nouveaux critères de la géographie prioritaire. Et peut-être aussi répondre aux attentes toujours vives des élus de l’appel de Grigny.