L'Union sociale pour l'habitat
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Édito : Que commence la saison des actes forts ! AH

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Ces derniers temps n’ont pas été bons sur le front du logement. En cette fin d’année, nous commençons à entrevoir le chiffre du nombre d’agréments en 2022. Sans s’interdire de bonnes surprises (assez rares en la matière), nous serons sans doute bien en dessous des objectifs. Il n’est pas encore temps d’en faire l’analyse précise et objectivée, mais on peut avancer sans trop se tromper que la détérioration des comptes des organismes par la RLS, la hausse des coûts de la construction, la tension sur les fonciers et l’absence de message clair pour soutenir l’acte de construire renforcent encore un peu la crise du logement. Nous savons que la promotion privée ne s’en sort pas mieux. L’illusion qui consiste à nous expliquer que l’on peut faire plus avec moins n’a peut-être plus grand avenir…

Nos opérations de temps long sont donc largement contrariées. Et pendant ce temps, l’actualité la plus brûlante ne nous épargne pas. La crise des énergies et ses conséquences sur les plus pauvres des Français commencent à se faire sentir. Le gouvernement a mis en place un bouclier tarifaire pour le chauffage individuel. Il fonctionne bien et c’est une bonne nouvelle. Malheureusement, nos locataires qui bénéficient d’un chauffage collectif ne sont pas protégés par ce bouclier. Pour eux : une aide variable d’un mois sur l’autre, en fonction des prix du marché international. Cette discrimination entre chauffages individuel et collectif n’a aucun sens, ni écologique, ni social. Ce bouclier percé concerne à terme plus de la moitié de nos locataires, qui risquent de supporter des hausses de charges considérables. Depuis plusieurs mois, nous alertons, en vain. Les promesses d’un règlement efficace restent lettre morte. J’espère qu’enfin le temps des annonces gouverne- mentales sans effet s’éloigne pour que commence la saison des actes forts. Nous mettrons toute notre énergie en 2023 pour y contribuer.

 

“Le bouclier percé concerne à terme plus de la moitié de nos locataires, qui risquent de supporter des hausses de charges considérables.”