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Enquête Insee : mise en évidence du vieillissement des locataires du parc Hlm

En avril dernier, l'Insee a publié les premiers résultats de son enquête Logement 2013. La direction des fonds d'épargne de la Caisse des Dépôts en a fait une analyse au travers de son mensuel de juin Conjoncture.

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Localtis revient sur cette analyse et notamment sur l'une des spécificités du logement social comparé aux logements du secteur libre : le vieillissement des locataires.

Le vieillissement n'est évidemment pas spécifique au parc Hlm. Pour l'ensemble de la population, la proportion des occupants de résidence principale (personne de référence du ménage) âgés de 50 ans et plus a augmenté de 4 points entre 2006 et 2013, soit de 1,3 million de personnes, du fait de la génération "baby-boom".

Mais "ce vieillissement observé est plus marqué chez les locataires du secteur social", avec un âge médian de la personne de référence de 50 ans dans le locatif social, contre 41 ans dans le locatif libre.

Entre 2006 et 2013, la part des moins de 30 ans dans les Hlm est passée de 12% à 8%, tandis que la part des 50-64 ans est passée de 25% à 30%. À terme, la part de personnes âgées (plus de 65 ans) qui représentent déjà 23% des locataires du parc social risque donc encore d'augmenter. D'autant plus que "les locataires qui entrent dans le parc social ont tendance à y rester" et que de fait, les personnes âgées sont moins enclines à déménager (le taux de mobilité est de 2% chez les + de 65 ans et de 4% pour les 50-64 ans, contre 39% chez les moins de 30 ans).
Et c'est d'autant plus vrai dans le parc social où la durée d'occupation moyenne d'un logement est de 12 années en 2013 alors qu'elle est de 6 ans dans le secteur libre. Ceci limite bien évidemment la possibilité pour les ménages, notamment les jeunes, d'accéder à un logement du parc social. "Le taux d'emménagement des moins de 30 ans n'est que de 31% dans le secteur social contre 46% au sein du secteur libre", déplorent les auteurs de l'article. Ils reconnaissent aussi que "si les entrées au sein du secteur social sont assez faibles et les durées d'occupation de plus en plus longues, c'est aussi parce que les possibilités de sortie semblent limitées".