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Étude sur la mobilité interne : pourquoi les locataires souhaitent-ils déménager ? AH

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27 % des locataires Hlm en demande de mobilité sont des familles mono-parentales. © Martin y Zentol

27 % des locataires Hlm en demande de mobilité sont des familles mono-parentales. © Martin y Zentol

Ils veulent un logement plus grand ou plus adapté à leur condition physique, ils veulent changer de quartier et parfois payer moins cher leur loyer. L’Ancols a publié en juillet une étude sur la demande de mobilité interne au parc des OLS en France métropolitaine(1). Un désir qui concerne un million de ménages, soit 32% des demandes de logement social en 2017. Ces ménages souhaitent en effet déménager à cause de la petite taille de leur logement actuel (27,2% des cas), pour des raisons de santé ou de handicap (14,8%), pour des problèmes d’environnement ou de voisinage (12,1%) et, en quatrième position seulement, à cause de la cherté de leur logement actuel (8,3%). À noter que seuls 4,9% évoquent un logement trop grand.

Du côté des primo-demandes, 31,9% sont motivées par le caractère précaire de leurs conditions de logement ou d’hébergement, puis par la cherté de leur loyer actuel (14,3% des motivations).

Les locataires Hlm en demande de mobilité sont majoritairement des femmes (à 56,7%, contre 52,7% des primo-demandes), et parmi elles, 41,6% sont seules avec des enfants.

En moyenne, les demandeurs déjà locataires sont plus âgés que les primo-demandeurs et leur taux d’effort est plus bas : la médiane du taux d’effort net(2) se situe à 17% (20,8% pour les primo-demandeurs).

Le taux d’attribution des demandes de mobilité est de 13,1%, soit un taux un peu plus faible que celui des primo-demandes (15,1%), “sans qu’il soit possible de savoir si cela est lié au fait que les locataires du parc se voient moins souvent proposer un logement ou qu’ils refusent plus souvent les propositions qui leur sont faites”, s’interroge l’Ancols.

Les logements attribués sont majoritairement soumis aux plafonds de ressources PLUS (87,0 %) “malgré la part importante de ménages situés sous les plafonds PLAI parmi les ménages en mobilité au sein du parc social (78,4%)”, souligne l’Ancols.

Enfin, “le délai d’attribution au titre de la primo-demande est inférieur de 12,4% au délai d’attribution au titre de la demande de mobilité”, estime l’Agence. Sans doute parce que les commissions d’attribution tiennent compte du degré d’urgence à déménager - ou simplement à être logé.

(1) Sources : SNE, RPLS, Insee, enquête OPS. (2) Rapport entre le montant du loyer acquitté diminué de l’aide au logement et les ressources mensuelles.