L'Union sociale pour l'habitat
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La Bourgogne parie sur le numérique AH

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Le boîtier connecté au réseau bas-débit sur les VMC collectives mesure la pression des installations deux fois par jour, par sonde, et envoie une alerte en cas de dysfonctionnement. © Citélio

Grand Dijon Habitat travaille actuellement avec la Métropole de Dijon pour s’intégrer dans sa démarche de smart city (baptisée "On Dijon"), qui devrait être lancée avant l’été prochain. L’idée est de communiquer à la Métropole les informations importantes sur son patrimoine, tels que les prestataires sous contrat dans chaque immeuble, pour mieux gérer l’intervention des secours en cas d’accident majeur (incendie, explosion...).

Dans cette démarche visant à rendre les bâtiments intelligents, l’Office recourt à des technologies qui lui permettent de mieux servir ses locataires et de réaliser de fortes économies. Depuis six mois, en partenariat avec Citélio, il a installé un boîtier connecté au réseau bas-débit sur ses 20 groupes de VMC collectives pour suivre leur fonctionnement. L’investissement de 7 000 euros pour cinq ans est vite rentabilisé, puisque quatre pannes majeures ont déjà été détectées, évitant des milliers d’euros de travaux dans les logements sans ventilation.

Avec la start-up Happyrenting, l’OPH a également lancé au printemps dernier Avis-locataire.com, une plateforme Internet permettant à ses locataires de devenir acteurs de leur logement, en donnant leur avis sur la qualité de la prestation de maintenance ou de dépannage réalisée chez eux. De la prise de rendez-vous à l’alerte les incitant à laisser un avis, l’ensemble de la relation client est gérée et les mécontentements traités très rapidement.

Pour répondre à la détente du marché, avec une offre de services mieux adaptée aux besoins des habitants, l’Opac de Saône-et-Loire s’appuie lui aussi sur les outils numériques : Attriweb, son dispositif d’attribution dématérialisé déployé depuis 2012, permet d’attribuer un logement en trois jours, avec des résultats très positifs : gestion au fil de l’eau plus efficace, baisse significative du délai global de relocation, augmentation du taux d’acceptation après attribution (45% en 2012, 75% en 2015). L’Office souhaite étendre cette démarche de dématérialisation à d’autres services. Dans cet esprit, et pour réduire la fracture numérique, il a conduit un partenariat avec l’association locale Syntaxe Erreur 2.0 afin de distribuer du matériel - déjà 200 smartphone, 37 écrans de PC, 24 PC fixes et 42 portables - à certains locataires et de les accompagner dans leur apprentissage.

En parallèle, l’Office recourt aux visites virtuelles pour montrer au futur locataire, en agence, le logement qui lui est proposé, la visite sur place n’étant concrétisée que si le logement lui plaît. L’Opac prévoit d’élargir cette expérimentation, en test depuis un an et demi, à l’ensemble de son patrimoine sur lequel le turn-over est important. Il réfléchit également aux moyens de développer les usages du numérique, notamment pour répondre aux enjeux d’e-santé dans les déserts médicaux sur son territoire.