L'Union sociale pour l'habitat
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Lancement de la police de sécurité du quotidien AH

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Inscrite au programme du candidat Macron, la police de sécurité du quotidien (PSQ) a été dévoilée par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, le 8 février dernier, pour une première expérimentation sur des territoires choisis. Et ce, quinze ans après la suppression de la précédente police de proximité.

Dans le cas présent, il ne s’agit pas de créer de nouvelles unités mais une nouvelle doctrine élaborée à partir des attentes des acteurs de terrain, exprimées dans une consultation auprès de 70 057 agents de la Police nationale et de la gendarmerie, réalisée par OpinionWay. À savoir : revenir sur le cœur de métier et renouer avec la population. Cela passera par la fin des tâches indues ou des actes purement administratifs qui empiètent sur les missions essentielles et sur la simplification et la dématérialisation des procédures pénales, le renfort des personnels opérationnels par des administratifs spécialisés, pour développer une plus grande présence sur le terrain. Cela s’accompagne de la création de 10 000 postes de policiers et de gendarmes pour la durée du quinquennat (2 000 en 2018, 2 500 en 2019, 2 500 en 2020, 1 500 en 2021 et 1 500 en 2022).

Le ministère de l’Intérieur a identifié des territoires pour mener l’expérimentation :

  • 20 départements mieux accompagnés où opère principalement la gendarmerie : Ain, Calvados, Charente-Maritime, Finistère, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Ille-et-Vilaine, Isère, Loire-Atlantique, Oise, Puy-de-Dôme, Bas-Rhin, Rhône, Haute-Savoie, Deux-Sèvres, Vendée, Guyane et Mayotte.
  • 30 premiers quartiers prioritaires de reconquête républicaine, choisis en fonction des critères de délinquance marquée et d’importance des trafics et incivilités. Dès septembre 2018, l’expérimentation démarrera sur 15 premiers quartiers : Aulnay-sous-Bois et Sevran (Gros Saule – Les Beaudottes) ; Besançon (Planoise) ; Bordeaux (Bordeaux Maritime) ; Champigny-sur-Marne (Le Bois-l’Abbé – Les Mordacs – Sept) ; Corbeil-Essonnes (Les Tarterêts) ; Lille (Lille Sud : Fivès – Moulins) ; Lyon (CSP Lyon 8e ; Marseille (quartiers Nord) ; Montpellier (La Mosson – La Paillade) ; Nouméa (Pierre Lenquette – Montravel Tindu) ; Pau (Ousse des Bois – Saragosse) ; Sarcelles – Garges-lès-Gonesse (Lochères – Dame Blanche) ; Strasbourg (Le Neuhof – La Meinau) ; Toulouse (Le Mirail) ; Trappes (Les Merisiers, square Léo Lagrange, square Henri Wallon, square Farge, square de la commune de Paris, square Thorez, square Pergaud, square Sand, square Verlaine, square Camus, square Cocteau, square Courbet, plaine de Neauphle).

Six axes ont ainsi été retenus par le ministère pour ces quartiers : une présence renforcée des forces de sécurité, un contact accru avec la population, une action judiciaire territorialisée, une lutte accentuée contre la délinquance organisée et les trafics de stupéfiants, une action conjointe des ministères, une contractualisation avec les partenaires locaux.

L’expérimentation se poursuivra en janvier 2019 pour 15 autres quartiers. À l’horizon fin 2020, 30 nouveaux quartiers seront désignés.

L’USH satisfaite

L’USH fait part de sa satisfaction après l’annonce, par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, de la mise en place de la police de sécurité du quotidien. L’Union sociale pour l’habitat salue également la volonté du ministère d’accorder une attention particulière à trente quartiers prioritaires de "reconquête républicaine", avec la mise à disposition, notamment, d’effectifs de police supplémentaires. Un dispositif de travail va se mettre en place entre l’USH et le ministère de l’Intérieur pour élaborer un accord national qui favorisera la coopération opérationnelle entre les organismes Hlm et la police. Cet accord abordera notamment :

  • la contribution des organismes Hlm aux diagnostics locaux sur les problèmes de sécurité et de tranquillité résidentielle, à partir de leurs outils de recueil des faits d’incivilités dans leur patrimoine ;
  • les dispositifs d’échange et de retour d’information ;
  • la désignation de référents au sein des organismes Hlm et des services de police ;
  • la mise au point de procédures types pour traiter certains problèmes ;
  • la concertation sur les actions de prévention situationnelle ;
  • la mise en place, au niveau local, d’actions concertées entre la PSQ et les équipes des bailleurs. Un dispositif de travail sera parallèlement mis en place entre les ministères de l’Intérieur, de la Cohésion des Territoires et l’USH pour évoquer la situation des quartiers en difficulté extrême de fonctionnement, qui, pour certains, vont, être pris en compte dans le déploiement prioritaire de la PSQ.