L'Union sociale pour l'habitat
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Les 15 mesures du Pacte du pouvoir de vivre AH

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Dans le prolongement du discours du Premier ministre, du 28 avril, sur la sortie du confinement, les 55 organisations du Pacte du pouvoir de vivre ont écrit à Edouard Philippe pour lui présenter les quinze mesures "indispensables et urgentes" à mettre en œuvre dès la fin du confinement pour garantir le pouvoir de vivre des ménages qui ont vu baisser leurs ressources et augmenter leurs charges durant la crise, mais aussi ceux qui risquent de perdre leur emploi dans les prochains mois. Ces mesures, non chiffrées, présentées à la presse en visioconférence s’ajoutent à celles déjà annoncées par le gouvernement "qui constituent un premier pas positif", selon les signataires, qui regrettent que toute une série de questions urgentes n’aient pas été abordées.

Il est proposé :

- de verser une aide exceptionnelle de solidarité de 250 € par mois et par personne aux ménages les plus en difficulté pour leur permettre de couvrir les dépenses alimentaires, d’hygiène et les charges liées au logement jusqu’à la prochaine rentrée scolaire ;
- de créer un fonds national, doté de 200 M€, qui viendra abonder les Fonds de solidarité pour le logement, pour aider les locataires fragilisés par la crise à payer leurs loyers et charges ;
- de mettre en œuvre le droit au logement pour qu’aucune personne sans domicile, placée à l’abri pendant la période de confinement, ne soit remise à la rue sans solution, en prolongeant notamment le plan hivernal durant toute l’année 2020 ;
- de revaloriser, dès maintenant, le montant du RSA et de l’élargir aux jeunes de 18 à 25 ans ;
- de rendre obligatoires les protocoles de reprise de travail post-confinement dans les entreprises et les administrations ;
- de renoncer à la réforme de l’assurance chômage, y compris pour les dispositions appliquées depuis le 1er novembre concernant les conditions d’accès et le rechargement des droits ;
- de prolonger les dispositifs d’exception pour l’accès pour les personnes y ayant renoncé durant la période de confinement ;
- de mettre en place des conditions d’accueil et d’intégration dignes pour les migrants et les réfugiés, ce qui suppose notamment d’augmenter la capacité d’accueil d’hébergement des demandeurs d’asile et de renforcer les dispositifs d’intégration ;
- d’imposer une conditionnalité écologique et sociale à l’octroi d’aides publiques aux grandes entreprises ;
- de verser une prime pour les salariés des secteurs social, médico-social et sanitaire et de lancer une Conférence nationale de l’investissement social ;
- de mettre en place un plan d’urgence pour développer l’utilisation du vélo lors du déconfinement et à plus long terme ;
- de lancer un fonds de soutien d’urgence dédié aux associations, sous forme de subventions ou d’apports de fonds associatifs ;
- d’accompagner les élèves et les étudiants en décrochage ou en difficulté scolaire ;
- de ne pas faire entrer dans le droit commun les décisions prises par l’État d’urgence sanitaire et revenir sur les décisions prises qui ont abaissé les règles environnementales ;
- de tenir, enfin, une Conférence de la transition écologique et sociale qui implique la plus grande diversité d’acteurs de la société dans l’élaboration d’une politique publique post-crise qui devra prendre appui sur les propositions émises par la Convention citoyenne sur le climat.

Ces propositions ne sont que la première pierre d’un vaste chantier qui nécessite la mobilisation de tous pour préparer le "jour d’après", pour lequel le Pacte du pouvoir de vivre fera une série de propositions structurelles visant à une profonde transformation sociale, écologique et démocratique.