L'Union sociale pour l'habitat
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Les 5 bénéfices des jardins de développement social

C'est une démarche socialement efficace et l'AR Paca &Corse ne s'y est pas trompée en rédigeant avec le concours du Pades, un guide à l'usage des bailleurs sociaux pour encourager le développement des jardins sociaux en se fondant sur l'expérience de 15 organismes régionaux.

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L' Association régionale des organismes Hlm de Provence-Alpes-Côtes d'Azur et Corse (ARHlm Paca & Corse) vient tout juste d'éditer son guide sur les jardins familiaux de développement social. Ce guide constitue la réponse lauréate à l'appel à projet "Programme national pour l'alimentation" lancé par le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt en octobre 2011.

Un medium d'éducation à la santé

Les jardins familiaux sont un moyen efficace, sinon de retrouver pleinement une autonomie alimentaire, du moins de renouer avec le véritable goût des choses, avec le rythme des saisons et de réinstaller dans les consciences les standards d'une saine alimentation. S'occuper d'une parcelle de jardin peut infléchir les modes de consommation en incitant les enfants notamment à manger le fruit de leur production. Comme le souligne Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côtes d'Azur, les jardins de développement social "permettent à chacun de se réapproprier les étapes d'une alimentation de qualité, 'de la fourche à la fourchette' ".

Les jardins, intégrateurs sociaux et terreaux de la mixité sociale

Dans l'étape consultative, tout le monde doit être associé, y compris et surtout ceux qui pour des raisons diverses sont en retrait. Le jardin doit être celui d'un groupe représentatif de la diversité des locataires. Dans un deuxième temps, l'animation des jardins sociaux est absolument clé dans le succès de l'entreprise. Elle doit permettre d'installer une réelle cohésion entre les habitants-jardiniers et agréger les autres locataires par leur participation au compost mais aussi par leur participation à des événements festifs, tels que la dégustation annuelle des produits du jardin.

Les habitants co-responsables de leurs espaces de vie communs

Il ne s'agit pas seulement de consulter les habitants pour obtenir leur adhésion à la création d'un tel espace mais de les associer pleinement aux choix concernant les aménagements à prévoir et aux règles qui présideront au fonctionnement des jardins :  taille des parcelles, organisation de l'espace, stockage des outils… tout ce qui fait la gestion quotidienne de ce nouvel espace partagé. C'est par la concertation que les habitants se sentiront co-responsables de l'amélioration de leur cadre de vie.

Un moyen de sensibilisation aux problématiques environnementales

Derrière le soin porté au jardin, c'est la curiosité face à l'enjeu environnemental qui peut être développée. Comment utiliser au mieux les ressources et, en particulier, l'eau dans un souci d'économie ? Comment enrichir les sols au moyen de déchets fermentescibles pour le compost ? L'animateur du jardin pourra recourir à des démonstrations sur le jardin, organiser des visites comparatives à l'extérieur de la résidence ou dans des réserves horticoles. Au-delà des amateurs de jardinage, c'est bien l'ensemble de la collectivité qui est visée par ces enseignements. C'est une démarche pleinement intégrative.

Vecteur d'amélioration des relations entre bailleurs et locataires

La phase de recueil des souhaits des habitants offre à l'organisme l'occasion d'un état des lieux sur les besoins de ses locataires. Le bailleur fait acte d'écoute. De la création des jardins peut découler l'élaboration de manière concertée d'une nouvelle répartition des tâches d'entretien des espaces extérieurs entre les bailleurs et les habitants. Un mécénat de compétences urbanistiques et paysagères de l'organisme Hlm pourra utilement permettre au jardin de gagner en qualité. Enfin, l'association des gestionnaires du site permettra de développer de nouveaux temps d'échanges avec les habitants.