L'Union sociale pour l'habitat
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Notre objectif : éviter une crise aggravée du logement AH

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Les présidentes et présidents de l’USH et des Fédérations ont été reçus, le 21 mars, par le Premier ministre en présence des ministres Jacqueline Gourault et Julien Denormandie, dans le cadre de la "clause de revoyure" annoncée lors de notre dernier congrès. Le Mouvement Hlm a pu ainsi exprimer, d’une voix unanime, sa préoccupation face aux impacts de la loi de Finances et de la loi ÉLAN sur notre secteur d’activité, tout en faisant part de sa volonté de poursuivre les discussions afin de trouver un compromis acceptable pour tous.

Si la baisse des APL, qui pèse directement sur l’exploitation des organismes, se prolonge et s’amplifie, leur capacité d’investissement va s’effondrer. Or l’État envisage de porter à 1,5 milliard d’euros la baisse des APL en 2020. Laquelle viendrait s’ajouter à l’augmentation du taux de TVA qui, déjà, renchérit le coût des opérations. Il s’agit là d’une analyse macro-économique du secteur, où certains verront leurs moyens et leur activité se réduire, d’autres progresser. Mais au total, le risque est grand de passer, dès l’année prochaine, sous la barre des 100 000 agréments, d’entrer dans une spirale de baisse d’activité et de diviser par deux nos investissements ; autrement dit de production, mais aussi de rénovations thermique et urbaine.

Entre notre position et celle du gouvernement, il nous faut chercher un chemin de crête. Comme certains d’entre nous le redoutent, nous prenons un risque en entrant dans une négociation qui s’inscrit dans le court terme, à horizon de trois ou quatre ans, alors que nos organismes, comme nous l’avons rappelé au Premier ministre, s’engagent auprès de leurs créanciers sur des périodes de 40 à 50 ans.

Aussi, sommes-nous prêts à sacrifier un peu de visibilité dès lors que les solutions partagées éviteront une aggravation de la crise actuelle du logement, aujourd’hui reconnue par les plus hautes autorités de l’État, qui se traduirait par une augmentation des demandes de logement non satisfaites et une destruction accrue d’emplois. Les quinze prochains jours, qui ouvrent un cycle de négociations avec le ministre du Logement, seront décisifs pour trouver un compromis, dans l’intérêt collectif. Il en va de l’avenir de notre secteur qui est, plus que jamais, un des piliers de notre pacte républicain.

Entre notre position et celle du gouvernement, il nous faut chercher un chemin de crête