L'Union sociale pour l'habitat
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Plan "1 jeune, 1 solution" : des aides à mobiliser pour l'emploi des jeunes AH

À la recherche de nouveaux talents et désireux de participer à la relance économique, les organismes Hlm peuvent, comme toute entreprise, bénéficier des aides du plan "1 jeune, 1 solution". L’USH, la Fédération des OPH, les Fédérations des ESH et des Coop’ Hlm font le point.

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À compter du 1er août 2020, et jusqu’au 31 janvier 2021, une aide pouvant aller jusqu’à 4000 euros sur un an peut être sollicitée par les employeurs embauchant à temps plein un jeune de moins de 26 ans. © Habitations Haute-Provence

Le plan "1 jeune - 1 solution", présenté par le gouvernement en juillet, comprend deux grandes séries de mesures dont les organismes Hlm peuvent se saisir pour accompagner les jeunes de 16-29 ans au sortir de la crise sanitaire.

Aides pour recruter en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Chaque employeur recrutant un jeune en contrat d’apprentissage (jusque 25 ans révolus) ou de professionnalisation (jusque 29 ans révolus), entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021, sera éligible la première année à une aide de l’État de 5000 euros, pour un jeune de moins de 18 ans et de 8000 euros pour un majeur. Cette aide exceptionnelle concerne tous les alternants allant du CAP aux masters et équivalents. Elle sera versée aux entreprises de moins de 250 salariés et aux entreprises de plus 250 salariés sous condition(1).

Pour les 2e et 3e années d’apprentissage du jeune et pour les contrats d’apprentissage signés après le 28 février 2021, les entreprises de moins de 250 salariés bénéficieront de l’aide unique (pour le recrutement d’un apprenti de niveau CAP à Bac ou Bac +2 en Outre-mer). Les entreprises de plus de 250 salariés continueront de bénéficier du "bonus alternant" si elles emploient plus de 5% de salariés en contrat favorisant l’insertion professionnelle.

En accompagnement de ces mesures, les commissions paritaires des branches professionnelles des Fédérations ont augmenté la prise en charge des contrats de professionnalisation de 12€ à 18€/heure pour les contrats mis en œuvre entre le 1er juillet et le 31 décembre 2020.

Aide pour recruter en CDD ou CDI

À compter du 1er août 2020, et jusqu’au 31 janvier 2021, une aide pouvant aller jusqu’à 4 000 euros sur un an peut être sollicitée par les employeurs embauchant à temps plein un jeune de moins de 26 ans. Soit 1 000 euros par trimestre pendant un an, pour un contrat à durée déterminée d’au moins trois mois.

Toutes les entreprises et toutes les associations, sans limite de taille, peuvent bénéficier de l’aide(2). Pour y prétendre, il faut toutefois se conformer à quelques conditions. Le jeune doit être embaucher entre le 1er août 2020 et le 31 janvier 2021, en CDI, en CDI intérimaire ou en CDD pour une période d’au moins 3 mois. Sa rémunération doit être inférieure ou égale à deux fois le montant du SMIC. L’employeur ne doit pas avoir procédé à un licenciement économique sur le poste concerné depuis le 1er janvier 2020.

L’aide n’est pas cumulable avec une autre aide de l’État liée à l’insertion, l’accès ou le retour à l’emploi (parcours emploi compétences, contrat initiative emploi, aide au poste, aide à l’alternance, emploi franc, etc.) au titre du salarié concerné. En cas de placement du salarié en activité partielle (ou activité partielle de longue durée), l’aide n’est pas due pour les périodes concernées.

Enfin, l’aide vise les embauches nouvelles : le renouvellement d’un contrat débuté avant le 1er août 2020 n’ouvre pas droit à l’aide.

Création des "Emplois Francs +"

Un décret paru au J.O. du 22 octobre revalorise l’aide versée pour le recrutement d’un jeune de moins de 26 ans vivant en QPV, recruté en Emploi Franc :

- 17000€ sur 3 ans pour un recrutement en CDI (7000€ la 1ère année, puis 5000€ les suivantes) ;
- 8000€ sur 2 ans pour un recrutement en CDD d’au moins 6 mois (5500€ la 1ère année, puis 2500€).

Cette aide complémentaire sera versée pour les contrats signés entre le 15 octobre 2020 et le 31 janvier 2021.

(1) L’entreprise de plus de 250 salariés doit s’engager à atteindre le seuil de 5% des effectifs favorisant l’insertion professionnelle (contrats d’apprentissage, de professionnalisation, VIE et CIFRE) au 31 décembre 2021.
(2) À l’exception des établissements publics administratifs, des établissements publics industriels et commerciaux et des sociétés d’économie mixte.

Contacts : Sophie Guerdin, Direction des ressources humaines de l’USH. Céline Di-Mercurio, Direction des Politiques urbaines et sociales de l’USH.

Les interlocuteurs dans les Fédérations :
• Willy Girard pour les OPH
• Julien Mestre et Sarah Fassy pour les ESH
• Awa Traore pour les Coop’Hlm.