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Procivis et les Coop'Hlm interpellent le gouvernement AH

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Suite aux arbitrages budgétaires rendus cet été qui laissent penser qu’à partir du 1er janvier prochain, le PTZ ne pourrait plus être mobilisé par les accédants de la France dite périphérique (zones B2 et C), soit 93% des communes, Marie-Noëlle Lienemann et Yannick Borde, respectivement présidente de la Fédération des Coop’Hlm et président du réseau Procivis, interpellent le gouvernement, dans un communiqué commun, en date du 13 septembre.

"Si cet arbitrage devait être confirmé, le gouvernement prendrait la responsabilité de bloquer le parcours résidentiel de Français aux revenus modestes pour qui l’accession sociale à la propriété est non seulement un moyen de monter dans l’ascenseur social, mais également pour des milliers de mal-logés une chance supplémentaire d’accéder au logement social. Car c’est bien parmi les locataires du parc social que l’on trouve les futurs primo-accédants sociaux", affirme Yannick Borde.

"Ces mesures vont à l’encontre du choc de l’offre voulu par le gouvernement. Elles accentueront les déséquilibres ressentis ou réels entre les grandes métropoles où se concentrent déjà l’essentiel des richesses et des territoires déjà durement touchés par la désindustrialisation et le désinvestissement public. Elles renforceront le sentiment d’abandon des populations de ces territoires tout en réduisant de facto l’activité économique induite par la construction de logements", poursuit Marie-Noëlle Lienemann.

Pour ces deux dirigeants, les économies ne doivent pas être réalisées au détriment des Français qui ont des difficultés à se loger... d’autant que le gisement d’économie est faible. La suppression de l’APL accession a généré 18 millions d’euros d’économie d’après la CNAF en 2019, et financer un accédant revient moins cher à l’État que de financer un locataire du parc social. Quant à la baisse probable de la production de logements neufs, estimée à 15 000 opérations, nul doute qu’elle diminuera d’autant le produit de la TVA dans les caisses de l’État, soit 215 millions d’euros.