L'Union sociale pour l'habitat
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Radioscopie du parc de logements français AH

Dans Focus n°126, paru le 2 octobre dernier, l’Insee dresse un état des lieux du parc de logements français en 2018.

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Au 1er janvier 2018, la France comptait 36,3 millions de logements, dont 35,4 millions en métropole et 923 000 dans les DOM (hors le département de Mayotte). Le parc métropolitain s’est accru en moyenne de 1,1% par an ces trois dernières décennies. 82% sont des résidences principales, dont la progression annuelle, plus élevée que celle de l’ensemble du parc jusqu’au milieu des années 2000, s’est ralentie depuis (+0,8%). 10% sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, dont la part est légèrement moins élevée aujourd’hui qu’il y a trente ans. Enfin, 8% sont des logements vacants dont le nombre tend à croître dans les métropoles urbaines depuis 2006, année où le taux a enregistré son plus bas niveau (6%). Cette hausse, qui affecte l’individuel comme le collectif, a néanmoins connu un ralentissement ces cinq dernières années et reste contenue en Île-de-France.

Les résidences principales et secondaires sont majoritairement constituées de logements individuels, qui représentent 56% du parc. Après avoir progressé entre 1999 et 2008, la part de l’individuel recule cependant au profit du collectif : leurs niveaux de production se sont, en effet, tutoyés jusqu’en 2012 avant de s’inverser l’année suivante.

La carte géographique des résidences principales a évolué ces 30 dernières années au bénéfice des villes de province où elles se répartissent à parts égales entre les grandes métropoles régionales (32,1%) et les agglomérations de moins de 100 000 habitants (31,5%), tandis que l’agglomération parisienne en capte à elle seule 16% et les communes rurales 21,2%.

La part des résidences secondaires et logements occasionnels, très majoritairement im-plantés dans les communes rurales, est légèrement moins élevée en 2018 qu’il y a trente ans, tandis que celle des logements vacants est un peu plus élevée. Enfin, l’habitat individuel est d'autant plus fréquent que la commune est petite et ce, quel que soit le statut d’occupation du logement.

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La carte géographique des résidences principales a évolué ces 30 dernières années au bénéfice des villes de province. © D.Leroux

58% SONT PROPRIÉTAIRES DE LEUR RÉSIDENCE PRINCIPALE

La part des propriétaires de résidence principale n’a cessé de croître jusqu’en 2010, avant de stagner depuis : ils sont aujour-d’hui 58% dans ce cas, dont près d’un tiers d’entre eux n’ont pas fini de rembourser l’emprunt contracté pour l’achat de leur logement. Inversement, la part des propriétaires sans charges de remboursement, qui croît avec le vieillissement de la population, est passée en trente ans de la moitié à plus des deux-tiers.

Parallèlement, la proportion de ménages locataires de résidence principale a légèrement diminué dans les années 80 et se maintient depuis autour de 40%. 57,5% des logements loués le sont par des bailleurs privés et 42,5% par des bailleurs publics.

FORT ACCROISSEMENT DES LOGEMENTS DANS LES DOM

Le parc de logements s’est accru plus vite dans les départements d’Outre-mer (hors Mayotte) qu’en métropole : +2,5% par an en moyenne sur la période du début des années 80/fin des années 90, puis +2,2% annuellement jusqu’en 2018. Ce parc est constitué à 82% de résidences principales, dont le nombre s’accroît moins rapidement que l’ensemble du parc depuis 2008, à 5% de résidences secondaires ou occasionnelles et 13% de logements vacants. L’habitat individuel représente plus des deux tiers des logements ultramarins quel que soit leur statut d’occupation, même si sa part baisse lentement depuis trente ans.