L'Union sociale pour l'habitat
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Radioscopie du parc locatif social AH

Dans sa note Datalab Essentiel de novembre 2018, le Commissariat général au développe-ment durable livre son analyse du parc social locatif social au 1er janvier 2018 et consacre un zoom à la performance énergétique.

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Avec 5 003 500 logements, en progression de 1,8% sur un an, le parc locatif social représente 16,3% des résidences principales en moyenne, avec un pic en Île-de-France où ce taux atteint 26,3%, et des points bas en Corse, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Bretagne où ils sont inférieurs à 12%. Parmi ces logements, 4 752 300 sont offerts à la location, loués ou vacants (3%), 101 5 000 sont vides en attente de travaux, de vente ou de démolition, 46 900 sont gérés par des associations et les 102 8 000 autres sont des logements fonctionnels ou occupés, sans contrepartie financière. Le taux de logements situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, de l’ordre de 31% en métropole et de 38% dans les DOM, reste stable. Dans le même temps 10 200 logements ont été démolis, 10 400 ont été vendus et 700 ont changé d’usage ou ont été restructurés. Le CGDD note aussi que la répartition du nombre de pièces des logements est stable depuis 2012. Les logements de trois ou quatre pièces représentent 66% du parc locatif, ceux de deux pièces 19% et les studios et les cinq pièces représentent respectivement 6% et 8% du parc social.

Nombre de DPE en progression

Toujours au 1er janvier 2018, 82% des logements du parc locatif ont fait l’objet d’un diagnostic de performance énergétique, soit une progression de 3%. Et en Bretagne, Normandie, Centre-Val-de-Loire et Pays de la Loire, plus de neuf logements sur dix en ont bénéficié. Les Hauts-de-France, l’Occitanie, PACA sont de moins bons élèves avec trois logements sur quatre.

Plus des deux tiers des logements diagnostiqués se situent en classe C ou D en termes de consommation d’énergie, et la part des logements classés de A à D a progressé de 2 points en un an. À noter aussi que 88% des logements construits il y a moins de cinq ans, et ayant fait l’objet d’un diagnostic, ont une étiquette énergie de A ou B. En revanche, pour les logements en VEFA, construits en France métropolitaine, ce taux passe à 50%. La part des DPE de type D, E, F, G augmente avec l’ancienneté des constructions, à l’exception de ceux qui ont été réhabilités.

L’étude relève aussi que la classe du DPE est influencée par le type de financement initial du logement. 71% des PLUS avant 1977 ont un mauvais DPE alors que seulement 3% ont un DPE en classe A et B. Ceux réalisés après 1977, en PLS ou PLI, ont des classes homogènement réparties : entre 14,8% et 16,7% des logements ont un DPE de classe A et B, entre 64,8% et 66,8% un DPE de classe C ou D et entre 19,9% et 20,4% un DPE de classe E, F ou G. Les logements financés en PLAI ont la meilleure étiquette énergie : 32,3% ont un DPE de classe A ou B.

Globalement, les logements du parc des bailleurs sociaux sont plus performants pour l’étiquette "énergie" que pour celle "climat" qui permet de connaître les émissions à effet de serre : 61% des logements diagnostiqués sont en classe D ou E pour l’étiquette "climat" et aucune évolution n’a été enregistrée, observe la CGDD.