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Réforme de l'APL : premiers retours du calcul en “temps réel” AH

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En attendant les données définitives, prévues en juillet, sur le nombre de bénéficiaires des aides au logement depuis la mise en œuvre de la “contemporanéisation” le 1er janvier dernier, plusieurs indicateurs circulent. Et ils ne sont pas bons.

La Drees, qui prend ses sources auprès de la Cnaf(1), note qu’après une forte baisse entre décembre 2020 et janvier 2021 (-8,4% en un mois), le nombre d’allocataires a continué à décroître. Entre janvier et mars 2021, il aurait précisément diminué de 18 500 (contre + 84 000 en moyenne chaque année depuis 2017), soit 5,93 millions de foyers bénéficiaires en mars 2021 (-2,4% par rapport à mars 2020).

Selon les données présentées en conseil d’administration du 1er juin de la Cnaf, révélées par Les Échos du 7 juin, 32% des allocataires n’auraient subi aucun impact de la réforme, 26 % auraient vu leur aide croître et 41% baisser.

Une enquête de l’Unafo auprès de ses adhérents montre que le montant mensuel moyen a baissé, entre avril 2020 et avril 2021 de 7% (passant de 264,84 € à 246,93 €) et le pourcentage d’allocataires dans le parc de logements conventionnés est passé sous la barre des 50 % (48 %, contre 53% en avril 2020). Cette baisse concerne tous les types de logement accompagné : les résidences pour jeunes (- 10 % d’aide par mois, soit -25 euros, 51% d’allocataires contre 60 % un an plus tôt), les pensions de familles et résidences accueil (-4% d’aide, 76 % des allocataires contre 83%), dans les résidences sociales (- 5 % d’aide, 46 % d’allocataires contre 50%), dans les foyers de travailleurs migrants (aide stable en moyenne, 34% au lieu de 36%).

Autre enquête, celle de l’Unhaj, pour qui tous les jeunes logés dans le réseau Habitat Jeunes sont perdants, «quel que soit leur niveau de ressources» (38,50 € par mois en moyenne, 95 € pour les jeunes actifs dont les revenus sont proches du SMIC). L’Unhaj demande la mise en place d’un mécanisme compensatoire pérenne à l’image des solutions déjà appliquées aux étudiants, aux apprentis et aux jeunes en contrats de professionnalisation.

(1) Régime général, soit 97 % des allocataires des aides au logement.