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Rénovation énergétique : un dossier brûlant AH

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"Ces 12 prochains mois seront ceux de l’accélérateur écologique". Par ces mots, le Premier ministre a annoncé aux députés la priorité que son gouvernement entend donner à la lutte contre le changement climatique, le 12 juin dernier, à l’occasion de son discours de politique générale. Dans ce cadre, Edouard Philippe annonce une "remise à plat" complète des aides à la rénovation énergétique, qualifiées "d’une effroyable complexité" et "profitant aux ménages les plus riches". Le Premier ministre annonce vouloir "transformer le CITE en une aide plus massive, versée à ceux qui en ont le plus besoin". Il a également salué l’exemplarité du logement social, annonçant qu’en dehors de ce secteur, "nous ne disposons pas aujourd’hui des effets de levier efficaces pour venir à bout des passoires thermiques qui plombent le climat et le pouvoir d’achat de nos concitoyens".

Depuis, les députés ont examiné en commission des affaires économiques, le 19 juin, les amendements au projet de loi énergie-climat portant sur la rénovation énergétique. Ils ont ainsi écarté un amendement de la députée Marjolaine Meynier-Millefert, par ailleurs co-pilote du plan de rénovation énergétique des bâtiments, qui visait à interdire la location des passoires thermiques entre 2025 et 2028. Mais ont accepté un autre amendement visant à intégrer le critère de la consommation énergétique dans la reconnaissance des logements décents, et un sous-amendement du gouvernement pour raisonner en énergie primaire et non finale. Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a précisé que seuls les logements consommant "au-dessus de 600 à 700 kWh d’énergie finale par mètre carré par an", seraient reconnus comme indécents. Cette mesure toucherait entre 200 000 et 400 000 logements, d’après elle, avant de préciser qu’elle s’appliquera en principe aux logements sociaux. À suivre…