L'Union sociale pour l'habitat
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Résultats de la 1ère étude sur la pauvreté au niveau communal en France

Le Compas (Centre d'observation et de mesure des politiques sociales) publie les estimations des taux de pauvreté en France du point de vue territorial. Sans surprise, on retrouve parmi les villes les plus riches les mauvais élèves de la loi SRU.

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Le site rue89 revient aujourd'hui sur les résultats de l'étude sur "La pauvreté dans les grandes villes", basée sur des indicateurs monétaires. Principal enseignement : la pauvreté se concentre dans les villes les plus importantes. Les 100 plus grandes villes rassemblent ainsi un tiers des ménages pauvres, alors qu'elles ne représentent qu'un cinquième de la population. Sur son site Internet, le COMPAS précise que "la ville attire les plus démunis, notamment parce qu'on y trouve le plus de logements sociaux et d'emplois".

Pour rue89, le constat est clair : "La meilleure façon de ne pas avoir de pauvres chez soi est de manquer de logements sociaux". Exemple frappant : Saint-Maur-des-fossés qui, avec 8% de pauvres seulement, a été élue plus mauvaise élève de l'application de la loi SRU par la fondation Abbé Pierre en 2011. A l'inverse, l'article rappelle que les villes comme Avignon, Beauvais ou Strasbourg ont des taux de pauvreté supérieurs à la moyenne mais concentrent la majorité des logements sociaux de leur agglomération.

L'article reprend également une déclaration de Louis Maurin, président de l'observatoire des inégalités, qui revenait en 2011 sur la difficulté à évaluer la pauvreté au travers des simples indicateurs monétaires, en prenant le logement pour exemple :  "Concrètement, être pauvre aujourd'hui, c'est manquer de quoi ? En France, 7% des ménages ne peuvent maintenir leur logement à bonne température, 10% recevoir des amis, 11% ont un logement bruyant… Et comment tenir compte des coûts de logement ? Avec 954 euros, on ne vit pas de la même façon à Paris qu'à Aurillac."