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Risque de coupures d'électricité cet hiver : quels impacts pour les organismes Hlm ? AH

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Y aura-t-il des coupures électriques en France cet hiver ? “L’hypothèse de devoir recourir à ces coupures partielles et programmées ne peut être à ce jour ni exclue ni confirmée : il convient donc de s’y préparer”, écrit le gouvernement aux préfets, le 3 décembre, dans une circulaire leur demandant d’anticiper les mesures et les dispositifs de gestion de crise en cas de délestage électrique programmé.

Conséquence de la guerre en Ukraine et des tensions sur l’approvisionnement énergétique, cette situation résulte aussi de la baisse de production du parc nucléaire français en raison de problèmes techniques. Concrètement, les coupures sont possibles, principalement en janvier. Elles dépendront des conditions climatiques, des comportements de sobriété, mais aussi de la solidarité des pays européens en termes de livraison d’électricité. Un accord de “soutien mutuel” a été signé en ce sens par la Première ministre, Élisabeth Borne, avec l’Allemagne, le 25 novembre.

La tension sur le réseau électrique se traduira, trois jours avant d’éventuelles coupures, par un signal rouge adressé par le dispositif Ecowatt, avertissant la population qu’il faut réduire sa consommation électrique. En fonction des résultats, ce signal rouge sera (ou pas) confirmé à J-2. La veille à 17h, les zones géographiques concernées seront rendues publiques sur Ecowatt. Elles interviendront pendant deux heures en semaine, sur les pointes entre 8h-13h et 18h-20h et, d’après une source gouvernementale, sur “une petite partie du territoire, selon une répartition en peau de léopard”. Environ 40% de la population ne sera pas concernée : les 3 805 patients à haut risque vital recensés par les ARS, les hôpitaux, les sites critiques (commissariats de police, gendarmerie, mairies, casernes de pompiers, sites industriels…), et par extension toutes les personnes raccordées à l’une de ces lignes prioritaires.

Ni éclairage, ni ascenseur, ni porte de parking…

Les impacts sont importants pour l’activité des bailleurs sociaux et pour leurs locataires : outre l’éclairage des logements et des parties communes, le chauffage collectif et l’eau chaude sanitaire (qu’ils soient au gaz ou à l’électricité) ne fonctionneront plus, ni les ascenseurs, les volets roulants, les téléphones (fixes et portables), les portes d’entrée des immeubles et celles des parkings, générant une problématique de sûreté à anticiper. Par ailleurs, dans les bâtiments comprenant des étages élevés, les coupures sont susceptibles d’impacter aussi la distribution d’eau, qui fonctionne grâce à des surpresseurs électriques.

L’USH, qui a participé à une réunion de travail organisée le 2 décembre par la DHUP avec l’ensemble des acteurs de l’exploitation des bâtiments, s’engage à relayer les communications du gouvernement. Parallèlement, elle plaide pour qu’il lance une communication officielle auprès des Français sur les dispositifs et risques. L’USH incite également les organismes Hlm à communiquer en amont auprès de leurs locataires. Tel était l’objet du webinar du 13 décembre sur le thème Anticiper et gérer les opérations de délestage électrique, dont les éléments sont disponibles en ligne dans le dossier Énergie-Sobriété du Centre de ressources.

Pour en savoir plus : Dossier Energie / sobriété