L'Union sociale pour l'habitat
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Sans abrisme : les préconisations du CESE AH

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Dans son avis rendu en décembre 2018, le Conseil économique, social et environnemental relève qu’en dépit des moyens mobilisés, les pouvoirs publics peinent à répondre à l’urgence. Il considère que le manque de logements accessibles aux plus pauvres bloque l’ensemble du système, "les personnes restent en hébergement, celles accueillies en urgence ne trouvent ni place en hébergement de moyenne et longue durée, ni de logements accessibles et, in fine, celles qui sont dans la rue y restent", sans pouvoir avancer de chiffres précis sur ce public. Et pour cause, la dernière enquête de l’Insee "sans domicile", servant de référence, remonte à 2012, d’où la nécessité de la renouveler rapidement.

Fort de ce constat, le CESE avance 19 préconisations qui s’articulent autour de trois axes :

  • donner la priorité à l’accompagnement des personnes vivant à la rue, et pour cela, leur reconnaître un droit à l’accompagnement, en développant un maillage territorial d’équipes citoyennes, et en prohibant les dispositifs anti SDF dans les espaces publics ;
  • répondre aux besoins urgents. Cela passe par le développement des haltes de jour et de nuit à l’accueil inconditionnel, de places prioritaires et sécurisées en hébergement pour les femmes et les jeunes ; la création de locaux intercalaires pour remplacer les nuitées hôtelières ; la facilitation de l’accès aux soins via des équipes mobiles psychiatrie précarité ; et le fait de rendre effectif le droit à la domiciliation ;
  • remettre de la fluidité dans la production et la location de logements très sociaux, en produisant 60 000 PLAI, en renforçant la prévention des expulsions et en développant l’intermédiation locative.

Par ailleurs, le CESE estime que ces situations de grande exclusion doivent être déclarées Grande cause nationale en 2020.