L'Union sociale pour l'habitat
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Une ambition nouvelle au service des habitants des quartiers AH

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Lors du Conseil interministériel des Villes, qui s’est tenu à Grigny le 29 janvier dernier, le Premier ministre a annoncé une augmentation du financement de l’Anru de deux milliards d’euros.

Ces moyens supplémentaires, le Mouvement Hlm les demandait depuis longtemps. Non pas parce que nous voulons toujours plus, mais parce que les bailleurs sociaux étaient aux premières loges de la négociation de certains projets - parmi les plus complexes - et qu’ils avaient rapidement constaté que les aides initiales ne suffiraient pas. Il faut féliciter les partenaires de l’Agence pour cet investissement. Action Logement d’abord, qui apportera 1,4 milliard d’euros sous forme de subventions permettant ainsi un véritable effet levier dans le financement des opérations. Le Mouvement Hlm ensuite, puisque nous avons accepté que notre financement à l’Anru, via les cotisations CGLLS, soit prolongé de deux ans, représentant ainsi 368 millions d’euros. L’État enfin, apportera 200 millions d’euros. Le reste proviendra des crédits non consommés du premier PNRU.

Au-delà des chiffres, quelles sont nos ambitions ? La première, et peut-être même la seule, c’est que ces aides supplémentaires bénéficient à la qualité de vie des habitants des quartiers. C’est à eux en priorité que nous devons penser. Ils sont les premiers acteurs de leurs lieux de vie et les premières victimes lorsque la situation se dégrade. La crise sanitaire actuelle l’a révélé aux yeux de tous. Les projets tels qu’ils ont été pensés et arrêtés portent un nouveau souffle que des questions budgétaires ne sauraient couper. Les collectivités locales, véritables maîtres d’ouvrage de ces projets, peuvent compter sur l’implication des bailleurs sociaux.

Le Mouvement Hlm demande à ce que ces nouvelles subventions permettent un meilleur financement des projets nationaux pour lesquels les aides initiales sont insuffisantes. Il est indispensable que ces aides se matérialisent dans le quotidien des habitants, dans le meilleur fonctionnement des infrastructures, dans une offre de services publics renouvelée.

Ces deux milliards ne sont pas un cadeau fait aux quartiers, comme j’ai hélas pu le lire. Cette aide, l’État la leur doit tant ces territoires ont été et demeurent parfois les oubliés des politiques publiques. Les bailleurs sociaux investis au quotidien sur le terrain le savent bien et seront au rendez-vous de la réussite des projets.

"Notre financement à l’Anru, via les cotisations CGLLS, sera prolongé de deux ans."