L'Union sociale pour l'habitat
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Une campagne choc pour lutter contre les incivilités AH

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Deux agents LMH insultés ou menacés chaque semaine, une agression physique tous les mois, sans compter les crachats, les personnes qui urinent dans les ascenseurs et les cages d’escaliers ; des détériorations qui représentent pour la seule année 2017, 8000 atteintes à la qualité de vie sur l’ensemble du patrimoine et un budget de 1,2 M€ de réparations induites par des actes de vandalisme. Des incivilités qui ne sont pas nouvelles, mais qui demeurent à un niveau élevé, comme en attestent les chiffres de l’Observatoire des troubles à la tranquillité propre à LMH, avec une détérioration sensible de la relation entre les locataires et le personnel en contact avec le public et, pour corollaire, un cadre de vie qui se dégrade et des charges liées au remplacement du personnel en arrêt de travail qui augmentent.

Au-delà des obligations légales de l’OPH, en sa qualité d’employeur, d’assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des collaborateurs (art. 4121-12 du Code du travail), l’organisme a ouvert en 2017 des groupes de parole dans certaines agences, en sus de la réorganisation des aménagements de locaux recevant du public, de la réorganisation du travail en zones exposées, des formations pour apprendre au personnel à réagir en cas de violences et de la prise en charge des salariés victimes, mise en place dès 2005. Il a aussi été décidé de rappeler aux locataires, à la demande des intéressés, les règles de respect et de bonne conduite envers le personnel. C’est tout l’objet de la campagne de communication initiée depuis le mois de mars qui se déclinera en deux phases. Dans un premier temps, une série de clichés consensuels où posent des agents de LMH, parmi les métiers les plus touchés par des comportements ou actes inacceptables, a été affichée dans l’ensemble des halls d’entrée et les agences de l’office. Dans un second temps, une autre série de visuels, « plus musclés » a été mise à disposition, au libre choix des agences, et affichée en fonction des problèmes rencontrés sur les secteurs de manière à alerter les fauteurs de troubles sur les risques encourus par leur comportement.

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Une campagne en 2 phases, avec des visuels consensuels dans un premier temps, et des visuels plus musclés ensuite (photo).