L'Union sociale pour l'habitat
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Vers une architecture numérique intelligente AH

Nouvelle étape de notre Tour de France à Dijon, où Grand Dijon Habitat est chef de file d’un projet inter-organismes visant à définir et mettre en œuvre une architecture numérique intelligente au sein de bâtiments et de logements, avec un double objectif : réduire la facture énergétique globale et permettre le développement de nouveaux services aux locataires.

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Les différents partenaires du projet se sont réunis à Dijon le 28 avril pour son lancement officiel. © Grand Dijon Habitat

Le 28 mars dernier, l’OPH a donné le coup d’envoi du projet Smart Logement, dont il assure l’ingénierie administrative et financière. Décliné sous la forme d’une étude-action d’un an cofinancée par le Fonds de soutien à l’innovation (FSI), il vise à déployer au sein de plusieurs bâtiments de typologies différentes, lors de leur réhabilitation, une architecture numérique communicante, avec un standard interopérable et mutualisé, pour collecter et piloter l’ensemble des données du bâtiment. Cette architecture fonctionnera à partir d’un pilotage énergétique basé sur de l’intelligence artificielle, capable d’apprendre la thermique réelle du bâtiment et son comportement.

Cette expérimentation a pour objectifs de réduire la consommation de chauffage et de permettre des gains sur d’autres postes de consommation pour faire baisser la facture énergétique globale. Elle doit générer le déploiement d’autres usages pour le locataire et le bailleur sur des enjeux de maintenance, de santé, de sécurité et de maintien à domicile. À terme, elle devrait aboutir à un modèle duplicable dans le neuf.

Le projet se décline en cinq étapes :

  • définition du lot smart, co-construction avec les habitants dans une démarche entre utilisateurs pour résoudre un problème complexe de design thinking,
  • intégration éventuelle dans le BIM,
  • chiffrage du lot smart et choix des solutions,
  • mise en œuvre et suivi, accompagnement des habitants,
  • dissémination, communication de la méthodologie et des résultats par l’USH.

Quatre organismes sont partenaires de l’expérimentation, qui concerne plus de 1 750 logements sur cinq territoires : l’OPAC 38, Batigère, I3F et Cristal Habitat (EPL). L’USH construira un bilan méthodologique et proposera des recommandations pour la mise en œuvre de cette approche en vue d’une stratégie de déploiement massif. Une sociologue, associée au projet, mesurera les conditions d’appropriation de l’application numérique par les locataires.

Chaque bailleur a défini un bâtiment ou un groupe de bâtiments démonstrateurs sur lequel l’étude sera conduite. Pour sa part, Grand Dijon Habitat a choisi six bâtiments dijonnais construits dans les années 1970, situés en QPV, dans le quartier de la Fontaine d’Ouche, où l’Office veut réaliser une éco-réhabilitation connectée pour réduire les consommations énergétiques. Grand Dijon Habitat entend intégrer cette expérimentation au projet de smart city de la métropole, "On Dijon".

Contact : Véronique Velez, Responsable du département Innovation et prospective à la Direction de la Maîtrise d’ouvrage et des Politiques patrimoniales : veronique.velez@union-habitat.org

Les sites expérimentaux

Grand Dijon Habitat : six bâtiments de 377 logements, à Dijon (21). Chauffage et ECS assurés par réseau de chaleur urbain.
3F : trois bâtiments de 64 logements, à Pierrelaye (95). Chauffage et production d’ECS électriques individuels.
OPAC 38 : deux bâtiments de 30 logements, à Grenoble (38). Chauffage et production d’ECS électriques individuels.
Batigère : onze bâtiments de 582 logements, à Neuilly-Plaisance (93). Chauffage par distribution collective et plancher chauffant. ECS par distribution collective avec compteur individuel.
Cristal Habitat : deux tours de 200 logements, deux bâtiments de 58 et 68 logements à Chambéry (73).

 

Langage de l’innovation 

Big data, ou mégadonnées : elles désignent l'ensemble des données numériques produites par l'utilisation des nouvelles technologies à des fins personnelles ou professionnelles. Ces données peuvent provenir des e-mails, bases de données, capteurs et objets connectés, web (images, vidéos, sons, textes), transactions de commerce électronique, etc. L’exploitation des big data ouvre de nouveaux marchés et de nouvelles applications (profilage, analyse tendancielle, suivi en temps réel…) dans des secteurs divers tels que santé, écologie, commerce, finance, immobilier, etc.
Scalabilité : anglicisme qui vient de to scale qui signifie "changer d’échelle". La scalabilité est la capacité d’une start-up à accélérer le développement de son activité de manière massive et rapide afin d’effectuer des économies d’échelle (notamment grâce à l’automatisation maximale des process, la création d’une plateforme, etc.).