L'Union sociale pour l'habitat
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Objectif, régénérer le parc de l'après-guerre AH

Après avoir rénové le patrimoine des années 70 sur Ville-Ouest dans le cadre de l’Anru, Silène a engagé un ambitieux programme de réhabilitation du parc nazairien des années 50-60, représentant
3 000 logements, répartis sur 24 résidences, soit le tiers du patrimoine de l’organisme, sur douze ans.

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Ce parc construit au lendemain de la guerre dans le cadre de la reconstruction de la ville, détruite par les bombardements, bien situé en centre-ville, avec des loyers bas, très apprécié des résidents, nécessitait une remise à niveau importante pour rester attractif et des investissements de l’ordre de 156 millions d’euros.

Objectif inscrit dans le Plan stratégique de l’organisme, rénover 250 logements par an pour :

  • améliorer la performance énergétique pour viser le BBC rénovation, quand cela est possible ;
  • renforcer le confort thermique, acoustique et les équipements ;
  • renouveler le cadre de vie et l’image résidentielle (façades, cages d’escaliers, espaces extérieurs) et, sur le quart du patrimoine, engager des transformations conformes aux besoins d’accessibilité, en créant des ascenseurs, et rééquilibrer les typologies pour répondre à la forte demande de petits logements. Car, 46% des demandeurs sont des personnes seules or le parc de Silène ne compte que 20% de T2.

Selon le cas de figure, l’OPH opte pour une réhabilitation classique, avec travaux en logements occupés (rénovation des sols, électricité, chauffage, menuiseries, sanitaires), ou pour une restructuration avec ajout d’ascenseurs dans un ou plusieurs bâtiments, avec relogement préalable des habitants. L’investissement varie de 40000 euros par logement réhabilité à 80000 euros pour les restructurations lourdes, financées par des prêts auprès de la Banque des territoires, des subventions de la Carène (6%), du FEDER (autour de 3%) ainsi que par des fonds propres (autour de 15%).

Tous les projets sont élaborés en concertation avec les habitants et leurs représentants, et notamment à l’occasion de "diagnostics en marchant" qui permettent de recueillir les attentes d’amélioration du cadre de vie, complétés par des visites à domicile, en pied d’immeubles, des journées du projet, des réunions avec des panels d’habitants et des choix validés par un vote sur le programme des travaux et la hausse de loyer associée par les locataires.

La revalorisation des résidences avance 

Aujourd’hui, six projets, représentant 583 logements, sont en chantier et trois autres en préparation ou en cours d’étude. La métamorphose de Plaisance, le premier projet de restructuration lancé en 2016, qui intègre la réhabilitation de 110 logements en site occupé, la restructuration de 4 immeubles avec la création d’ascenseurs nécessitant le relogement de 90 ménages ainsi que la construction de 10 logements neufs sous combles et de 36 maisons de ville sur la parcelle, progresse et l’aménagement des espaces extérieurs prend forme ; l’ensemble des travaux devant être achevé en 2019. Mais déjà, rue Voltaire, les anciennes façades cèdent la place à de nouvelles, vêtues d’un isolant blanc et habillées de garde-corps en bois et les premières villas sont livrées. Rue Laënnec, la pose de la sur-façade autoportée en ossature bois a été greffée, permettant d’abriter deux ascenseurs extérieurs et les nouveaux halls dont les entrées ont été retournées, et d’offrir de belles terrasses avec cellier ou jardins d’hiver.

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AVANT  (© Silène)                                                             APRES   (© J. Boucheton) 

Transformation radicale en vue pour les bâtiments du programme Dolmen, en cœur de ville.

La réhabilitation de la résidence Dolmen, un des premiers ensembles de la Reconstruction, située en cœur de ville, achevée en 1956, a démarré, en mai dernier, pour le premier bâtiment, après relogement des 15 locataires, pour une durée de deux ans. Les deux autres suivront. Elaboré en conception-réalisation avec le groupement Lang/Urban Makers, le projet, d’un coût de 4,8 M d'euros, prévoit la restructuration des deux tiers des logements pour agrandir les surfaces, la création d’ascenseurs, en sus de la réhabilitation thermique qui va faire passer le bâtiment de la classe D à A. 70% des habitants du premier immeuble ont exprimé le souhait d’être relogés dans leur bâtiment réhabilité.