L'Union sociale pour l'habitat
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Perception de l’habitat

La satisfaction vis-à-vis de l’habitat varie selon certains indicateurs structurants liés au profil et à l’environnement des personnes interrogées.

Le niveau de satisfaction que les locataires d’un logement social ont de leur propre logement varie en fonction de leur situation. Plus spécifiquement des différences significatives existent selon :

  • la trajectoire de vie (âge, composition du foyer)
  • le pouvoir d’achat (revenu du ménage, capacité à faire face aux dépenses générales ou immobilières)
  • l’habitat (type de logement, commune en zone tendue, proximité à un QPV, taux de chômeurs)

Ces différences de perceptions se retrouvent globalement sur l’ensemble des questions.

 

La satisfaction du logement est plus élevée chez les jeunes locataires du parc social ou chez les plus âgés. Elle se dégrade au plus fort de la vie active et de la vie de famille, entre 35 et 64 ans, sans pour autant descendre en dessous des 80%.
La taille du ménage, et plus particulièrement l’arrivée d’une troisième personne dans le foyer, a un impact négatif sur la qualité de vie perçue dans le logement.
Ce constat est d’autant plus visible dès lors qu’il y a des enfants au sein du foyer, le niveau de satisfaction du logement diminuant quand le nombre d’enfants augmente dans le ménage, et ce dès le premier enfant.

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La perception que les locataires du parc social ont de leur logement progresse avec le niveau de revenu mensuel du ménage. Il n’y a toutefois pas de fort décrochage dès que l’on passe sous la barre des 1 500 €.

Le constat est le même au regard des difficultés « à boucler les fins de mois ». La satisfaction du logement est plus faible chez les locataires du parc social ayant des difficultés financières.

Ce n’est toutefois que chez les locataires rencontrant « systématiquement » ces difficultés qu’un léger décrochage s’observe ; ceux n’en ayant « que » de « temps en temps » ont une opinion qui ne se distinguent pas de la moyenne.

Enfin, cette différence de perception de la qualité du logement se mesure également entre les locataires du parc social ayant des difficultés à payer leur loyer et ceux n’en ayant pas.
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La perception que les locataires d’une maison à loyer modéré ont de leur logement est supérieure à celle qu’en ont les locataires d’un appartement à loyer modéré.
Ce précédent constat n’est toutefois pas seulement valable pour son propre logement. Il l’est également au niveau du quartier puisque les locataires d’un logement social résidant dans un environnement à dominante pavillonnaire se montrent également plus satisfaits que la moyenne.

 

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Le niveau de satisfaction à l’égard du logement est particulièrement élevé au sein des zones rurales (les villes de moins de 2 000 habitants).
Il est également légèrement supérieur à la moyenne dans les villes moyennes (20 000 à 99 999 habitants) pour les locataires d’un logement social.
Le niveau de satisfaction baisse légèrement dans les communes « classées zone tendue ».

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Pour les locataires d’un logement social, la proximité à d’autres logements sociaux n’entraine pas de baisse de la satisfaction tant que l’habitat n’est pas quasi-exclusivement composé d’autres logements sociaux.
La proximité à un quartier prioritaire de la ville (QPV) semble avoir en revanche davantage d’impacts sur la perception que les locataires d’un logement social ont de leur logement. Car plus celui-ci se situe dans un QPV (i.e. Plus l’iris du locataire est couverte par un QPV), plus la satisfaction qu’ils ont de leur logement décroit.
De fait, et assez logiquement, cette baisse de la satisfaction à l’égard du logement se retrouve également en fonction du taux de chômeurs.

Pour les locataires d’un logement social, ce n’est donc pas spécialement le fait de cohabiter avec d’autres logements sociaux qui impacte la satisfaction à l’égard du logement. C’est la précarité du quartier.

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L’impact de l’âge, de la composition du ménage, du capital économique et de la nature de l’habitat sur la perception que les locataires de logement sociaux ont de leur logement se retrouve pareillement sur la satisfaction qu’ils ont de leur quartier.
Seule l’ancienneté semble agir différemment. Car si la satisfaction à l’égard du logement progresse avec l’ancienneté dans le logement, la satisfaction à l’égard du quartier diminue avec l’ancienneté dans la commune.

 

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